Journal aléatoire

[Atelier de phases et de phrases en formation – saison 11]


Ne vous trompez pas,
Dit le matin,

Le cosmos existe
Et vous en êtes.

[Guillevic – Possibles futurs – Gallimard]

Tu peux comprendre ça ?


Ce coucher de soleil
indéfectible
par sa quotidienneté
sa magnificence
sa liberté de droits
amène parfois
des larmes à mes yeux

Un soir de novembre


Mon très cher plus vieil ami,

Quel bonheur de t’entendre, en tendre, de savoir que tu me lis, avec plaisir. Bonheur d’avoir trouvé cette façon d’être avec toi dans cette redoutable épreuve. De rester proche.
Tout mon parcours depuis que je suis partie de chez mes parents est déterminé par cette rencontre.
1978, j’ai dix-sept ans et je ne suis pas bien sérieuse. Je suis un peu grave, c’est ma nature, mais pas sérieuse. Je suis naïve, je vis dans les livres et dans mes rêves. Je crois avoir un destin, je suis le vent. read more…

Notre ciel (6)

De temps en temps
un arc-en-ciel
renouvelle notre foi
en l’enfance
de l’art

La nostalgie est toujours ce qu’elle est


C’est drôle ce que l’on retient de sa vie, des souvenirs passent, comme s’ils rendaient visite. Des détails que l’on n’avait donc pas oubliés.
C’est pour moi une des bonnes choses de l’âge, comme un voyage d’un instant sur une autre planète.
Il s’y mêle un brin de nostalgie, c’est un sentiment que j’ai plaisir à éprouver ; son charme réside dans sa fugacité, autrement ce serait amer. read more…

Tiercé gagnant

 

Pour l’année prochaine, il suffira de me demander 🙂

Prix Femina 2022

Prix Goncourt 2022

Prix Nobel 2022

Un soir en noir et blanc


les cloches du village
la lune opalescente
la silhouette sombre de la falaise

Au loin
des hurlements de loups

on filme pour soi

Bonheur sur tout l’Univers (8)


Deux jours à hauteur d’enfant
accroupie
à genoux
assise en tailleur sur le tapis
j’ai 4 ans moi aussi

le lendemain
moulue, rompue, fourbue
délicieusement

Des mots de tous les jours


Je sais que je ne les retiendrai pas, alors je les pose ici pour savoir où les retrouver.
Deux mots nouveaux pour moi dont l’esthétique est discutable mais dont le sens me touche.
Le psithurisme, mot désuet dit-on, désigne le murmure du vent dans les arbres.
Tout un poème, non ?
Celui là est bien compliqué pour une chose si simple, je l’ignorais mais je suis une fervente librocubiculariste.

Notre ciel (5)


Cette couleur vieille comme le monde
cependant inédite hier
rouge horizon
sur les lèvres du temps

Novembre


Les vivants parfois manquent de présence
les morts ne sont pas toujours absents
les pensées des uns veillent sur les autres
comme des saisons emmêlées

[Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire]

Hélène Dassavray

Photo Antoine LnP – Le Campement – 2014