41 Dimanche

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Faux pas

En plus de l’amitié, quand je parle du Boucher du Luberon, je l’appelle mon éditeur. Il a publié un de mes recueils de poésie, et deux autres sont à venir. Cela fait plusieurs années que nous traînons nos guêtres ensemble dans le microcosme de la poésie. Je le souhaite à tout le monde – enfin, ceux que ça intéresse – un éditeur pareil. Qui s’attache à chacune de vos virgules, pinaille sur les mots, contrôle tous les détails du livre puis parcourt la France et ses environs pour le vendre. Dommage qu’il ne lise pas de romans. C’est un personnage, insupportable et charmant. Un fou, un poète, un clochard céleste, un généreux. Bref, cela fait quelques mois qu’il a publié On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive, il me trouve encore des lectures et même une radio. Une interview à Radio Libertaire dans une émission qui s’appelle Femmes libres. Je suis ravie et détendue, je me sens en famille.
Cerise sur l’ego, cela me fait passer quelques jours à Paname avec Frangine. (suite…)