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La voie est libre

Le livre

Après avoir lu ce livre, vous ne prendrez plus jamais le train comme avant.
Par les auteur.e.s de « Les femmes fatales sont-elles mortelles » et « Waiting for Tina »…LA VOIE EST LIBRE !

Ce récit à deux voix parle des trains d’Hélène et des trains de Jean, de nos mères et des inconnu.e.s des banquettes, des dactylos rock et de Marianne Faithfull, de la poésie ferroviaire et des transports noirs, des amours impossibles et des amours trop rapides, de Blaise Cendrars et des fantômes de quelques soeurs et frères disparus au bout des quais…
Sur le ballast des pages, les mots étincellent et filent tels une locomotive ivre de vivre, LA VOIE EST LIBRE

Bon voyage

INCIPIT FERROVIAIRE

Compagnons de voyages en poésie.
L’envie de prendre le train des mots ensemble.
Composter l’amitié, sans trop de règles, nous sommes plutôt du genre à suivre le vent.
Parfois nous nous trouvions dans le même wagon, des fois sur le siège d’à côté.
A d’autres moments nos trains ne faisaient que se croiser.
Sur certains tronçons ils ont roulé en parallèle.
Tu peux monter sans crainte, descendre quand tu veux.
La voie, toi, nous, la roue parfois, le roulis des récits, tout est libre.
On se retrouve sur le quai.
Un livre à la main.

Hélène Dassavray & Jean Azarel

 

Ce qu'on en dit

Ce récit – à deux voix en « repons » – parle des trains d’Hélène Dassavray et de ceux de Jean Azarel (enfin presque), de nos mères et des madones des sleepings, des dactylos rock chères jadis aux Chaussettes Noires, de Marianne Faithfull, de la poésie ferroviaire, des transports noirs, des amours impossibles et des amours trop rapides, de Blaise Cendrars et des fantômes de quelques disparus au bout des quais…
Après Les femmes fatales sont-elles mortelles et Waiting for Tina, les deux auteurs ouvrent d’autres voies. Elles ne sont pas de tout repos. Mais il s’agit  d’embarquer en des sortes de trains fantômes avec élégance et désinvolture, même au nom de l’amour pour celles et ceux que nous laissons sur le quai.
La mère s’en va, elle est oubliée pour une autre femme. Les mots semblent faire de même sauf ceux qui accompagnent dans des trains de nuit qui mènent à travers les plaines, cheval de fer et locomotive d’or.
Une vitesse fleuve emporte dans cette divagation au bourdonnement zigzagant. Certains somnolent au lait de l’enfance, partis à la nuit claire à la recherche d’une présence d’une dame à l’âme endormie. Les corps ont leur raison que la raison ne connaît pas au moment où  le gel fige les limites du cœur  à ce qu’elles sont : une existence comptée. C’est un constat de trop de logiques ou de pas assez de bogies : mais il faut poursuivre encore.

jean-paul gavard-perret [in lintern@ute]

Une autre lecture de jean-paul gavard-perret ICI

Extraits

Des extraits en image lus par les auteurs ICI

*

LES TRAINS DE JEAN

Nos vies sont suffisamment rock and roll pour aimer sans sourdine et se permettre un Clash sans conséquences.
Dans mon quotidien de voyageur sans autre bagage que des lectures songeuses, Hélène chante avec le soleil Train in vain

en coupant des alexandrins en deux, leur coud les pattes, puis les fourre dans un verre avec des frissons de nuages, du liquide de freins, un zeste de free jazz, avant de me donner le tout en blasphémant contre le prix du billet.

« Bois Jean, bois, étanche pour un temps ta soif de miracles, il en reste à partager ».

Hélène, je prends ces trains pour rester en vie. Quitte à voir s’en aller celle des autres. Partir, c’est accepter la défaite le sourire aux lèvres, mais c’est encore exister. Après tant de trajets, ma valise est lourde à craquer de wagons plombés, d’omnibus de campagne couleur de ciel d’été, avec la fin d’Il était une fois dans l’Ouest, le vent tailladé par la vitesse de la locomotive, Jean Gabin dans La Bête humaine, un train de vie fait de vaches maigres portant le sourire de Shiva en bandoulière, le souvenir du voiturier de dix-sept ans que je fus sur les quais, vendeur de sandwichs écumant les heures creuses dans les salles d’attente entre deux bagarres, un révolver sur la tempe, tenant le crachoir à des renards désargentés dont l’un prétendait avoir eu Pierre Clémenti pour amant.

Hélène, je peux te dire le gazouillis inexpliqué des traverses, la solitude du conducteur, le pare-brise étoilé de sang parce qu’un énième désespéré se suicide pour de bon, le machiniste à qui ça ne fait plus rien, un roman d’Agatha Christie, les joyeux drilles des consignes, des muses de réforme dont je baise les ongles de pied métalliques.

Je vais te dire des histoires presque vraies, des histoires d’entrechats et leur féminin éblouissant.
Je vais te dire des incandescences d’homme usé par les changements de voie, portant des bagages toujours plus lourds de connivences avec des regrets sans importance.
Je vais te dire l’angoisse sourde du terminus.
Je vais te dire des passades.
Je vais te dire des éboulis.
Amie des convois, je te dis, et tu as la délicatesse de ne pas me manger la langue quand la tienne écrit en réponse à la mienne les trains d’Hélène.

 

LES TRAINS D’HELENE

Jean, assieds-toi en face de moi, côté fenêtre,
garde tes mains dans les poches,
les yeux rieurs des gamins qui pensent à une connerie,
dégainent un riff, suivent la route.

Compagnons de voyage impromptu,
descendant à la prochaine,
ou la suivante prochaine,
chacun dans le secret de son cœur relativise sa propre réalité.
Enfin, je crois.
Parfois un mot, une phrase, un vers, passe la carapace, franchit à cloche pied les traverses, file sur le bon rail –
résonne intra-muros.
Parfois un mot, une phrase, un vers, réunit l’ensemble.
Pour un instant d’une fugacité inouïe. Et palpable.
C’est ce qui nous tient debout : les mots qui passent la carapace.
Enfin, je crois.

On peut y aller Jean, la voie est libre,
les bagages consignés.
Sur des carnets empilés.
Tout un chacun est chaque jour un survivant
(on dirait un morceau de Dylan Nobel).

On ne peut pas se souvenir de tout,
on ne peut pas compter les regards,
ni les étoiles dans une nuit,
on jette juste un œil sur le quai avant de refermer la portière du train.
On fait glisser la bande son sur radio perfecto,
on put on nos red schoes et on dance the blues.
On s’éloigne de la bordure du quai, si on veut !

De multiples trains dans ma tête – gare de triage.
Sortir des rails fait-il de nous des aventuriers ?
N’est-ce pas emprunter d’autres rails ?
De toute façon ton train de vie ?
Parfois le sentiment de le prendre au vol,
comme un réflexe, comme un hobo,
un train peut en cacher un autre –
ou pas.

Acheter La voie est libre

Editions Douro
Collection La diagonale de l’écrivain
I.S.B.N. : 9782384061105
Nombre de pages : 164
Prix public : 15 €

A commander à votre libraire

Distribution Hachette

Bonus

La voie est libre

Le livre

Après avoir lu ce livre, vous ne prendrez plus jamais le train comme avant.
Par les auteur.e.s de « Les femmes fatales sont-elles mortelles » et « Waiting for Tina »…LA VOIE EST LIBRE !

Ce récit à deux voix parle des trains d’Hélène et des trains de Jean, de nos mères et des inconnu.e.s des banquettes, des dactylos rock et de Marianne Faithfull, de la poésie ferroviaire et des transports noirs, des amours impossibles et des amours trop rapides, de Blaise Cendrars et des fantômes de quelques soeurs et frères disparus au bout des quais…
Sur le ballast des pages, les mots étincellent et filent tels une locomotive ivre de vivre, LA VOIE EST LIBRE

Bon voyage

INCIPIT FERROVIAIRE

Compagnons de voyages en poésie.
L’envie de prendre le train des mots ensemble.
Composter l’amitié, sans trop de règles, nous sommes plutôt du genre à suivre le vent.
Parfois nous nous trouvions dans le même wagon, des fois sur le siège d’à côté.
A d’autres moments nos trains ne faisaient que se croiser.
Sur certains tronçons ils ont roulé en parallèle.
Tu peux monter sans crainte, descendre quand tu veux.
La voie, toi, nous, la roue parfois, le roulis des récits, tout est libre.
On se retrouve sur le quai.
Un livre à la main.

Hélène Dassavray & Jean Azarel

 

Ce qu'on en dit

Ce récit – à deux voix en « repons » – parle des trains d’Hélène Dassavray et de ceux de Jean Azarel (enfin presque), de nos mères et des madones des sleepings, des dactylos rock chères jadis aux Chaussettes Noires, de Marianne Faithfull, de la poésie ferroviaire, des transports noirs, des amours impossibles et des amours trop rapides, de Blaise Cendrars et des fantômes de quelques disparus au bout des quais…
Après Les femmes fatales sont-elles mortelles et Waiting for Tina, les deux auteurs ouvrent d’autres voies. Elles ne sont pas de tout repos. Mais il s’agit  d’embarquer en des sortes de trains fantômes avec élégance et désinvolture, même au nom de l’amour pour celles et ceux que nous laissons sur le quai.
La mère s’en va, elle est oubliée pour une autre femme. Les mots semblent faire de même sauf ceux qui accompagnent dans des trains de nuit qui mènent à travers les plaines, cheval de fer et locomotive d’or.
Une vitesse fleuve emporte dans cette divagation au bourdonnement zigzagant. Certains somnolent au lait de l’enfance, partis à la nuit claire à la recherche d’une présence d’une dame à l’âme endormie. Les corps ont leur raison que la raison ne connaît pas au moment où  le gel fige les limites du cœur  à ce qu’elles sont : une existence comptée. C’est un constat de trop de logiques ou de pas assez de bogies : mais il faut poursuivre encore.

jean-paul gavard-perret [in lintern@ute]

Une autre lecture de jean-paul gavard-perret ICI

Extraits

Des extraits en images lus par les auteurs ICI

*

LES TRAINS DE JEAN

Nos vies sont suffisamment rock and roll pour aimer sans sourdine et se permettre un Clash sans conséquences.
Dans mon quotidien de voyageur sans autre bagage que des lectures songeuses, Hélène chante avec le soleil Train in vain

en coupant des alexandrins en deux, leur coud les pattes, puis les fourre dans un verre avec des frissons de nuages, du liquide de freins, un zeste de free jazz, avant de me donner le tout en blasphémant contre le prix du billet.

« Bois Jean, bois, étanche pour un temps ta soif de miracles, il en reste à partager ».

Hélène, je prends ces trains pour rester en vie. Quitte à voir s’en aller celle des autres. Partir, c’est accepter la défaite le sourire aux lèvres, mais c’est encore exister. Après tant de trajets, ma valise est lourde à craquer de wagons plombés, d’omnibus de campagne couleur de ciel d’été, avec la fin d’Il était une fois dans l’Ouest, le vent tailladé par la vitesse de la locomotive, Jean Gabin dans La Bête humaine, un train de vie fait de vaches maigres portant le sourire de Shiva en bandoulière, le souvenir du voiturier de dix-sept ans que je fus sur les quais, vendeur de sandwichs écumant les heures creuses dans les salles d’attente entre deux bagarres, un révolver sur la tempe, tenant le crachoir à des renards désargentés dont l’un prétendait avoir eu Pierre Clémenti pour amant.

Hélène, je peux te dire le gazouillis inexpliqué des traverses, la solitude du conducteur, le pare-brise étoilé de sang parce qu’un énième désespéré se suicide pour de bon, le machiniste à qui ça ne fait plus rien, un roman d’Agatha Christie, les joyeux drilles des consignes, des muses de réforme dont je baise les ongles de pied métalliques.

Je vais te dire des histoires presque vraies, des histoires d’entrechats et leur féminin éblouissant.
Je vais te dire des incandescences d’homme usé par les changements de voie, portant des bagages toujours plus lourds de connivences avec des regrets sans importance.
Je vais te dire l’angoisse sourde du terminus.
Je vais te dire des passades.
Je vais te dire des éboulis.
Amie des convois, je te dis, et tu as la délicatesse de ne pas me manger la langue quand la tienne écrit en réponse à la mienne les trains d’Hélène.

 

LES TRAINS D’HELENE

Jean, assieds-toi en face de moi, côté fenêtre,
garde tes mains dans les poches,
les yeux rieurs des gamins qui pensent à une connerie,
dégainent un riff, suivent la route.

Compagnons de voyage impromptu,
descendant à la prochaine,
ou la suivante prochaine,
chacun dans le secret de son cœur relativise sa propre réalité.
Enfin, je crois.
Parfois un mot, une phrase, un vers, passe la carapace, franchit à cloche pied les traverses, file sur le bon rail –
résonne intra-muros.
Parfois un mot, une phrase, un vers, réunit l’ensemble.
Pour un instant d’une fugacité inouïe. Et palpable.
C’est ce qui nous tient debout : les mots qui passent la carapace.
Enfin, je crois.

On peut y aller Jean, la voie est libre,
les bagages consignés.
Sur des carnets empilés.
Tout un chacun est chaque jour un survivant
(on dirait un morceau de Dylan Nobel).

On ne peut pas se souvenir de tout,
on ne peut pas compter les regards,
ni les étoiles dans une nuit,
on jette juste un œil sur le quai avant de refermer la portière du train.
On fait glisser la bande son sur radio perfecto,
on put on nos red schoes et on dance the blues.
On s’éloigne de la bordure du quai, si on veut !

De multiples trains dans ma tête – gare de triage.
Sortir des rails fait-il de nous des aventuriers ?
N’est-ce pas emprunter d’autres rails ?
De toute façon ton train de vie ?
Parfois le sentiment de le prendre au vol,
comme un réflexe, comme un hobo,
un train peut en cacher un autre –
ou pas.

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Collection La diagonale de l’écrivain
I.S.B.N. : 9782384061105
Nombre de pages : 164
Prix public : 15 €

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