Journal
aléatoire.
2026, saison 15. Cette année, j’ai pris une habitude : écrire chaque jour une phrase, et la laisser là. Pas de promesses, pas de programme — juste ce qui passe. Aujournuit.
Aujournuit 07/08/26
Dans la lumière de l’aube, le chat sur le mur, une carte postale
Aujournuit 06/08/26
Une femme libérée et un homme déconstruit forment sans doute un couple délibéré
Poème au rasoir (40)


Je recycle le Télérama de la semaine dernière
Aujournuit 05/08/26
Étoiles et satellites mêlés, l’univers et l’homme dans le même ciel de nuit
Aujournuit 04/08/26
Respirer la fraîcheur du soir comme des noyés de l’été
Aujournuit 03/08/26
Les robinets des toilettes des bars, des restaurants, me posent souvent une énigme que je n’arrive pas toujours à résoudre.
Faut-il appuyer ? Passer sa main dessous ? Chercher une pédale ?…
Est-ce un challenge entre designers ? Celui qui gagne est celui qui trouve le fonctionnement le plus mystérieux ?
Aujournuit 02/08/26
Le matin, la mer, la lune, toi qui dors, moi qui t’aime
Aujournuit 01/08/26
Vu en Camargue, ce bel avertissement à l’entrée d’un village : Automobilistes – Attention – Ville en fête
Aujournuit 31/07/26
On range juillet
et on prend la route
Aujournuit 30/07/26
Toi, moi, le chat, l’amour
Aujournuit 29/07/26
Un Steinway, cinquante musiciens dont une vingtaine de violons, et plus de deux mille âmes qui flottent mêlées aux notes ; tandis que les corps assis dans les gradins, parce qu’elles sont requises aux délices, ne bougent pas une oreille
Aujournuit 28/07/26
Les Smiths en bande son d’un film hier soir, Nina Hagen ce matin à la radio, ma jeunesse me fait clins d’oeil
Aujournuit 27/07/26
Pendant ce temps l’Ukraine affaiblit Goliath, le courage de ce peuple marquera ce siècle
Aujournuit 26/07/26
Paresser pour mieux travailler, le bon sens des dimanches
Aujournuit 25/07/26
La grêle et son bruit de mitraille, puis la pluie qui bataille
à l’Ouest le feu détruit les maisons, la campagne
si l’on croyait aux dieux, on dirait qu’ils déconnent
Aujournuit 24/07/26
Un économiste, David Blanchflower, a fait une étude sur les données de satisfaction de vie de 145 pays. C’est partout pareil, n’importe quel pays, n’importe quel milieu : on est heureux au maximum quand on est jeune, puis de moins en moins à partir de 35 ans jusqu’à 50, et ça remonte…
A 70 ans on est aussi heureux qu’à 20…
C’est bien ce que je t’avais dit, fillette…
Aujournuit 23/07/26
La chaleur à nouveau supportable, on sort de la pénombre, on dort comme des bébés, on redécouvre les bonheurs de l’été
Aujournuit 22/07/26
A l’apéro du soir
Même maintenant, j’ai l’impression que l’an 2000 c’est dans le futur.
[B.C.]
Poème au rasoir (39)


Je recycle le Télérama de la semaine dernière
Aujournuit 21/07/26
La lignée depuis ma première aïeule s’arrêtera donc avec moi…
Peut-être est-ce cela qui me pousse à laisser tant de traces écrites…
Aujournuit 20/07/26
L’ADN mitochondrial, ce brin d’ADN capable de voyager à travers des milliers de générations, ne se transmet que par les femmes. Que par nous. À la fécondation, l’ovule garde ses mitochondries, celles du spermatozoïde passent à la trappe. Résultat : les enfants de votre fils hériteront de la lignée de leur mère, la femme de votre fils donc, et pas de la vôtre. Le fil ne tient qu’aux filles. On rit. Jaune. En repensant à tous ces siècles où l’on scrutait le berceau en espérant « un garçon, un héritier, la suite de nous-mêmes ». Toutes ces reines répudiées faute de fils. Tous ces mariages arrangés, ces dynasties, ces guerres, ces trônes pour « perpétuer la lignée » du côté des hommes. Et pendant ce temps, le seul fil vraiment ininterrompu depuis la nuit des temps passait, de mère en fille. Ils se sont fourré le doigt dans l’œil jusqu’au coude. La lignée, c’était nous. Depuis toujours.
[Newsletter – Mesdames]
Aujournuit 19/07/26
Juste la lune, juste une étoile, juste la nuit, juste nous
Aujournuit 18/07/26
Au bord de la mer, spritz et tendresse, on rit de tous ces personnages traversant leur enfance, la lumière est douce, comme le sont devenus les souvenirs
Aujournuit 17/07/26
Ne t’inquiète pas, Sista, tout le monde, toujours, pour une chose ou l’autre, a besoin d’être rassuré
Aujournuit 16/07/26
écrire c’est appeler longtemps dans la nuit
ou le jour
c’est changer les mots en arcanes
exister à un autre endroit
un où tout se déplie autrement
écrire c’est savoir
que chaque mot touche la vie
et que si tu bouges les mots du poème
quelque chose toujours dans ta vie
se déplace
[Coralie Poch in Et je pourrais aussi être la mer – Editions L’Ail des ours]
Poème au rasoir (38)


Je recycle le Télérama de la semaine dernière
Aujournuit 15/07/26
Soirée pizzas, soirée d’été, compagnie, cigales, cocktails… ventilateur
Aujournuit 14/07/26
Dallas, ton univers impitoyable… fin du match
Aujournuit 13/07/26
Elle n’a pas le droit d’être gendarme, prof, infirmière, aide-soignante, avocate, expert-comptable, pharmacienne, monitrice…
mais des français l’éliraient présidente de la République ?
Sérieusement ?
Aujournuit 12/07/26
Les nuits rallongent mais ne refroidissent pas, Auxo a oublié de cocher l’option
on ne peut pas compter sur les dieux
Les séries, les lieux,
les obsessions récurrentes.
Au fil des saisons, certains mots reviennent — titres de séries, motifs, états. Cliquer dessus, c’est suivre un fil dans le journal.