Journal aléatoire saison 10
30/12/21
Finir l’année
au vent doux
A nos multiples nous
Des sentiments légers et des sensations douces
de l’amour qui peu importe le reste
je vous souhaite une trêve
un Noël joyeux
une fin d’année rieuse

Pas encore vu mieux
Le petit enfant qui court dans tes bras en riant
Aujournuit
Le soleil est resté couché
le jour a disparu
tout le jour
on n’y a vu que de la brume

Aujournuit
La lune blanche
des étoiles accrochées
le cri de la chouette
plus loin les cloches des moutons
le signal d’un chien
dans les feuillages d’ombres
vibre une mélancolie
douce et floue
Astuce pour les nulles
C’est dans les fondations
dans l’éducation
quand trop souvent je me trouve nulle à remords
je pense à la mort
ça remet tout à sa place
l’amour propre et l’amour sale
Sur la route
Embouteillage rural
les bergers et les chiens saluent en passant
le troupeau trotte, bêle, et sonne
se déverse de tous les côtés
En queue, de cortège
les agneaux de l’année
beaux comme des vivants
Tout a été inventé sous nos yeux
Une douceur
Parfois
des œuvres vous bouleversent
vous chavirent ou vous frémissent
elles retournent votre cerveau
ou dévoilent votre âme
D’autres fois
une œuvre légère
vous offre un supplément
vous éblouit discrètement
vous poétise l’ordinaire
vous laisse un sourire dans l’être
une Felicita
Voir ses mots vivants
Merci à Muriel Roche de la médiathèque de Crest
(J’y serai avec Antoine Gallardo et les éditions la Boucherie littéraire le samedi 27 novembre, tu viens ?)
Le programme par ICI
Non, rien


20/10/21
Nous étions nombreux
On a écrit sur le cercueil
des petits mots aux gros feutres
avec nos pleurs et nos sourires
il est parti comme ça
dans le feu
couvert de graffitis
disant qu’on ne l’oublierait pas
sur le London Calling des Clash
ça avait de la gueule
c’était fidèle

Bien lue, pas prix
Je n’ai pas eu le prix Aliénor d’Aquitaine, je suis déçue.
J’explore ce sentiment parce que je ne le croise pas si souvent, je remercie pour ça.
En le regardant de plus près il ne tient pas vraiment la route.
Avantage de l’âge, le besoin de reconnaissance ne prend plus tant de place dans ma vie.
Je reste un peu déçue tout de même, pour marquer le coup, parce qu’il y avait grand sujet de fierté à se trouver en lice pour ce prix.
Parce que c’était une histoire de la vie des livres, de la poésie, une improbable rencontre.
Parce que c’était noble, un vrai prix, aucun copinage.
Ma Quadrature de l’éphémère s’était retrouvée à concourir car l’un des membres du jury l’avait remarquée dans une librairie à Figeac dans le Lot, attiré par le titre.
La vérité
Il a acheté mon recueil, l’a lu et a été touché
Que vouloir d’autre ?
Barbara ne se rappellera pas…
Bonus



