Journal aléatoire saison 7
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Bon bout d’an,
soleil d’hiver,
que la vie vous soit douce,
la santé et la bonne étoile.
Journal aléatoire – Fin de la saison 7
Retour avec du neuf, du 2019.
(ou pas)
353
Formation développeuse web terminée
fin de session
Base de données close
Accolade fermée
Vacance
352
Retrouver une note du début de l’année –
il ne devrait pas y avoir d’autres sujets
que ces corps au fond de la mer –
je l’écrirais encore.
Et aussi la guirlande dans le reflet de la vitre.
Tout ce que l’on vit, en même temps.
351
A un carrefour,
à l’incessante surprise de l’instant,
trois motos,
trois pères Noël dessus.
350 Dimanche
Le deuxième pas
Lorsque j’ai pris la décision de vendre la maison, Coloc Bingo a tout de suite compris que c’était sérieux. Il a vu que ce n’était pas l’un de ces nombreux projets abandonnés au bord de la route. La vie est faite comme ça, en tout cas la mienne, de beaucoup de désirs, de desseins, qui n’aboutissent pas, cela semble le prix à payer pour la réussite de quelques uns. Pour ces rêves que l’on finit par réaliser, et dont l’accomplissement efface toutes les épreuves traversées.
Bingo allait à la rentrée accueillir le Caganis de sa marmaille qui avait décidé de vivre avec son père, il lui fallait de toute façon un logement mieux adapté, il s’est mis en quête sans attendre. Au printemps, il a laissé la cabane en bois au fond du jardin, je l’ai vendue aux joyeux Marseillais avec la maison. lire plus…
349
La lumière descend sur la rosée, elle tinte de la couleur des jours de repos. La terre s’ouvre sur la graine et le cœur fait ce qu’il peut de ses réserves. Chaque semence suit son cours : c’est un dimanche de grâce et de soleil. On attend. Un bref remuement. La pointe d’un vol d’oiseau. L’étincelle dans une herbe fraîche. La lumière bat à l’aune du cœur, souci commun.
Parfois respirer ressemble à la mer.
[Philippe Leuckx in Maisons habitées-Bleu d’encre– vu sur Terre de femmes]
348
Pleurer, fillette, parfois.
Certaines pour rien,
enfin rien dont tu as les mots.
D’autres fois simplement parce que ça fait mal –
et partie du jeu
347
Des milliers d’étourneaux
tous les soirs au coucher du soleil
un ballet sur la ville
au-dessus du rond-point
346
Et soudain, un morceau de Rachid Taha
345
Dans les temps incertains
nos rires
notre bienvaillance
le choix de nos armes
344
Écouter chanter des voix de femmes
un dimanche matin
en famille
comme des anges à la messe
343 Dimanche
Je regarde ce jeune papa s’occuper de sa petite fille,
bien sûr, c’est cela qui changera le monde.
Ce regard, cette attention, ce respect, feront d’elle une femme libre et forte, équilibrée.
Elle aura la puissance des femmes & celle des hommes lire plus…
342
Laissons entrer nos âmes dans nos cœurs
Et l’aube sera pleine
Laissons entrer l’immense en nous
La vague d’amour
Les testaments de nos âmes
Et l’univers tiendra droit.
lire plus…
341
S’il te plaît, balance ton port d’arme
340
Une coccinelle sur mon écran
toute petite et tout orange
elle traverse les lignes de code
Finalement
c’est tout le temps
tous ces mondes en même temps
339
Je suis du silence
338
A la récré, je donne du feu à un Syrien qui apprend le français.
Il a traversé, avec sa femme et leurs trois enfants.
Il n’a pas beaucoup de mots, il ne parle pas anglais non plus, mais il répète ce qu’il a à dire,
C’est bien la France.
C’est bien la France.
Je lui dis que je le sais,
lui souhaite la bienvenue,
il comprend ce mot.
337
L’image soudain
par une chanson
de ceux qui sont
seuls au monde
On ne l’imagine pas
mais on y pense souvent
à la chaleur de nos tablées
336 Dimanche
Trois fautes dans un énoncé de trois lignes
(écrit pour des entreprises)
il faut le savoir
c’est aussi cela le monde nouveau lire plus…
335
je tire les comètes
par la queue
je veux écouter l’univers
écrire lire plus…
334
C’est en traversant les mots
qu’on ressent la poésie
[Pierrot- 22H05]
333
Une tablée de personnages
trinque gaiement
en questionnant le bonheur
et la démocratie pastisipative
332
A 21h43, le type qui roule dans la Rolls de la reine
offre le champagne
Jacques l’aubergiste le sabre avec naturel
et élégance
puis commente en philosophe
Tant que tu lèves le coude
c’est que tu ne baisses pas les bras
331
Pendant ce temps
pleurent les arbres de la plaine
330
Dans le Royaume, il arrive que l’on partage l’apéro
avec un type qui a acheté
une Rolls à la reine d’Angleterre.
Ce n’est jamais qu’un prétexte
pour une autre tournée.
329 Dimanche
Sauter le pas
Vous prenez une décision toute seule comme une grande, ensuite il faut en faire part à votre entourage et vous expliquer.
Parfois ce n’est pas gagné.
Les plus proches approuvent la démarche. Ils disent que la maison familiale est là où je suis, que les lieux ne sont pas plus que des objets (ce sont mes plus proches, nous sommes un peu du même esprit). Je crois voir aussi une lueur d’amusement dans leurs regards, ma famille est joueuse. lire plus…
328
Sortir
Sortir
Retrouver les sensations
Marcher
Quitter la ville
Retrouver la vie
Marcher
Laisser derrière
Les rues et le béton
Cheminer sur le sentier
Au milieu de la lande
Aller vers le vent
Vers l’ouest et l’océan
327
Ne pas laisser sa part de poésie
326
Et soudain, un morceau de Dylan.
325
Les pommes de pins tombent sur le toit de la caravane
je ne m’en souviens pas toujours
alors je sursaute
nous ne sommes parfois
que des animaux effrayés
Bonus