La vie de ce jour


On écoute Lavilliers dans la voiture
on chante avec l’orchestre symphonique
On the road again again
On the road again again
on est à nouveau jeunes et larges d’épaules
portés par la fougue de l’aventure
même si on va juste faire les courses à Auchan

Que la lumière soigne

 

Que le mot soit perle

Que l’amour se parle

Que la mort s’éloigne

Que la lumière soigne

[Souleymane Diamanka]

Chose apprise cette semaine


Le meilleur cassoulet du monde se mange un dimanche de février, au soleil, avec les amis
et il faut mettre beaucoup de couenne pour le rendre moelleux

Rendez-vous

 

Le jeudi 22 février, toute la bande sera également à 18h30
à la librairie La mémoire du Monde à Avignon
 
le lézard amoureux
 

Espinosa

T’ar ta gueule à la récré


La Boucherie littéraire a 10 ans !
Fière de faire partie de l’aventure depuis le début.
Cette maison respecte ses auteurs, je vous promets que ce n’est pas courant en poésie un éditeur qui vous défend, vous écoute, vous paye…
Mon premier recueil à la Boucherie a été publié en 2015 (On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive) il se vend toujours parce qu’Antoine Gallardo, le Boucher du Luberon, travaille le fond autant que les nouveautés.
Ça devient si rare, le long terme, surtout en édition.
D’ailleurs c’est son truc, il ne publie que les livres auxquels il croit suffisamment pour pouvoir les porter pendant des années.
Quand il me refuse un manuscrit, je sais qu’il faut que je retravaille mon texte…
Avant la fin de l’année, si tout va bien, je publierai un cinquième recueil à la Boucherie littéraire… Happy
En attendant, pour fêter les 10ans, une anthologie saignante…

 

filles boucheres

 

de l’écriture


Peut-être un cri ou une plainte
un discours
une déclaration
de guerre
d’amour
juste une histoire
peut être tout et son contraire
ici ou là
en premier lieu
la solitude

Photo du 13 février 2024


Il fait encore un peu jour, juste la traîne
les collines de l’Ouest en silhouettes noires
un trait épais rouge feu les surligne
il se dissout dans l’orange du dessus qui se dissout dans le jaune qui se dissout dans le bleu roi
au zénith, la lune en croissant

De l’air du temps


L’ombre s’étend
perpétuel mouvement
l’aveuglement comme l’ignorance
les mêmes effets aux mêmes causes
L’ombre s’étend
retour et renouvellement
obstiné à construire des frontières
sous les masques le même visage
Soit le problème soi la solution
la parole libre le cœur vaillant
se rendre plus offrant
rallumer les lumières

février

De l’amour


Par la peau
en douceur
par les mots, les rires, autant que mes silences
moi la carpe lapin
par les yeux par le ventre
par l’opération du saint esprit
dans l’aventure comme dans l’ordinaire
le soir et le matin
pour de vrai
pour tout
pour rien
Je t’aime

Gilbert Cram

[Gilbert Cram]

IVG Constitution

Comptine météorologique


On ne sait plus la saison
on en connaît la raison
les beaux jours restent les beaux jours
chacun à sa façon

Photo du 31 janvier 2024


Aussi loin que le regard porte
le ciel
bleu
sans faille
seul un vol d’étourneaux
le lézarde par vagues

Merci


Applaudissements pour Sophie Marceau qui tacle Gérard Larcher
Les propos de Larcher à propos de l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution :
« L’IVG n’est pas menacée dans notre pays. Si elle était menacée, croyez-moi, je me battrais pour qu’elle soit maintenue. Mais je pense que la Constitution n’est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux »
La réponse de Sophie Marceau : 

Sophie Marceau

René Char

<3

Thomas vinau

[Thomas Vinau]

Ce me semble


La poésie se dit de toutes les couleurs
rangée d’un côté elle fuira de l’autre
pour seuls papiers une feuille blanche

elle panse et nous réfléchit
peut être pour chacun
l’unique recours en grâce

chez les bien-pensants
les pense-pointu
les pense-à-rien
chez les salauds aussi
elle s’y trouve, la poésie
elle aime qui l’aime
elle est comme ça
c’est pas sa faute ni la tienne

A la fin de la fête
parfois elle part au bras du premier venu
blessant ses pieds nus
sur les bouteilles cassées
elle aime qui l’aime
elle est comme ça
c’est pas ta faute ni la sienne

mais sûr et certain
de chez les humains
loués ou bannis
bons à rien ou chanteurs de charme
grossiers ou fins lettrés
à personne, elle n’appartient

Rilke