La vie de ce jour
On écoute Lavilliers dans la voiture
on chante avec l’orchestre symphonique
On the road again again
On the road again again
on est à nouveau jeunes et larges d’épaules
portés par la fougue de l’aventure
même si on va juste faire les courses à Auchan
Que la lumière soigne
Que le mot soit perle
Que l’amour se parle
Que la mort s’éloigne
Que la lumière soigne
[Souleymane Diamanka]
Chose apprise cette semaine
Le meilleur cassoulet du monde se mange un dimanche de février, au soleil, avec les amis
et il faut mettre beaucoup de couenne pour le rendre moelleux
Poème liouxo-aptésien
De la cafétéria du Leclerc
on voit le mont Ventoux
mais pas depuis toutes les tables
Rendez-vous


T’ar ta gueule à la récré
La Boucherie littéraire a 10 ans !
Fière de faire partie de l’aventure depuis le début.
Cette maison respecte ses auteurs, je vous promets que ce n’est pas courant en poésie un éditeur qui vous défend, vous écoute, vous paye…
Mon premier recueil à la Boucherie a été publié en 2015 (On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive) il se vend toujours parce qu’Antoine Gallardo, le Boucher du Luberon, travaille le fond autant que les nouveautés.
Ça devient si rare, le long terme, surtout en édition.
D’ailleurs c’est son truc, il ne publie que les livres auxquels il croit suffisamment pour pouvoir les porter pendant des années.
Quand il me refuse un manuscrit, je sais qu’il faut que je retravaille mon texte…
Avant la fin de l’année, si tout va bien, je publierai un cinquième recueil à la Boucherie littéraire… Happy
En attendant, pour fêter les 10ans, une anthologie saignante…

de l’écriture
Peut-être un cri ou une plainte
un discours
une déclaration
de guerre
d’amour
juste une histoire
peut être tout et son contraire
ici ou là
en premier lieu
la solitude
Photo du 13 février 2024
Il fait encore un peu jour, juste la traîne
les collines de l’Ouest en silhouettes noires
un trait épais rouge feu les surligne
il se dissout dans l’orange du dessus qui se dissout dans le jaune qui se dissout dans le bleu roi
au zénith, la lune en croissant
De l’air du temps
L’ombre s’étend
perpétuel mouvement
l’aveuglement comme l’ignorance
les mêmes effets aux mêmes causes
L’ombre s’étend
retour et renouvellement
obstiné à construire des frontières
sous les masques le même visage
Soit le problème soi la solution
la parole libre le cœur vaillant
se rendre plus offrant
rallumer les lumières

De l’amour
Par la peau
en douceur
par les mots, les rires, autant que mes silences
moi la carpe lapin
par les yeux par le ventre
par l’opération du saint esprit
dans l’aventure comme dans l’ordinaire
le soir et le matin
pour de vrai
pour tout
pour rien
Je t’aime

[Gilbert Cram]

De la radio
C’est bien ce qu’elle dit la dame, ICI