L’odeur du pin chauffé au soleil
celle de la menthe et du thym
la fuite du lézard sur le mur de pierre
le chant du coucou comme la complainte
d’un chercheur d’or qui ne chercherait
pas plus loin
L’odeur du pin chauffé au soleil
celle de la menthe et du thym
la fuite du lézard sur le mur de pierre
le chant du coucou comme la complainte
d’un chercheur d’or qui ne chercherait
pas plus loin
3 choses à ne jamais égarer si possible
Le goût de l’aventure
son propre Nord
ses clefs de voiture
Au joli moi de Marie
la vie belle avec l’amour
mais il paraît
elle ne pas être
qu’un champ de coquelicots
mais on le dit
la vie pas si jolie jolie
au joli mois des mais
tout est comme elle
ombres et contraires
bleu et jaune, rouge et vert
l’émoi et la lumière
Deux livres la même année
ça ne m’était encore jamais arrivé
des univers parallèles
qui se répondent peut-être
Bientôt La voie est libre
avec Jean Azarel
aux éditions Douro
dans la collection La diagonale de l’écrivain (j’aime bien)
Un extrait par ICI
La poésie se nourrit de tout ce qu’elle
vit
voit
partage
(les poètes aussi mais pas que)
On se connaît de mieux en mieux
mais on se surprend toujours
Cela faisait longtemps
il était tard, du vin sur la table, la nuit autour
on débriefait les évènements du jour
on venait d’en passer trois nourris de mots, d’images, de musique
on était bien d’être ensemble
quelques uns
comme avant
dans le monde d’après
on s’y serrait les coudes
à la poésie
Si vous vous laissez faire, trois fois rien parfois vous ravitaille en joie.
Dans ce Royaume fréquenté par les touristes du monde entier, sur nos petites routes de campagne, il arrive que l’on se traîne derrière un camping car.
C’est ton travail les vacances des autres, tu voudrais juste rentrer chez toi après le boulot, heigh-ho, heigh-ho.
Tu te déportes de temps en temps pour voir s’il y a des possibilités de dépassement mais les routes sont étroites et sinueuses, sans compter les champs de coquelicots qui te distraient.
Quand le camping car arrive dans la ligne droite près du carrefour d’Apt, il allume son clignotant droit pour te signifier que la voie est libre. Tu le doubles et le remercies avec tes feux de détresse, il te répond par un léger appel de phares.
Un instant de courtoisie entre inconnus, c’est rien ou pas ?
Chaque année la migration
des champs de coquelicots
le retour des papillons blancs
l’éclat soudain des verts et du ciel
à chaque saison
découverte et souvenir
s’entremêlent, se juxtaposent
s’émerveillent, se renouvellent
ici aussi le jour charrie
les noirceurs du monde
mais aujourd’hui je ne peux pas
j’ai printemps
A l’Orange bleue d’Orange, aujourd’hui c’est poésie
Nadine Trintigant à la radio, une voix de vieille dame confie sa vie d’une incroyable richesse, elle dit quelque chose que j’entends depuis toujours, l’inspiration créative que peut donner la douleur, je comprends bien ce qu’elle dit : le bonheur ne se raconte pas, il se vit. Je reste persuadée du contraire, que le bonheur se raconte aussi, qu’il peut avoir tout autant de puissance dans l’art, que c’est juste notre regard…
– Tu fais quoi comme boulot ?
– Je ne travaille pas, ça prend trop de temps.
– Et comment tu fais pour vivre ?
– J’inspire et j’expire.
Fin avril
Martinets
Tissent rets
Sans un fil
Ciel de cils
Cris en traits
Fin avril
Martinets
C’est leur style
Coup de fouet
Qui défait
Chaque ville
Fin avril
[Jacques Moulin in Terre à ciel]