

Je recycle le Télérama de la semaine dernière


Je recycle le Télérama de la semaine dernière
J’ai une nouvelle voiture. Je n’ai pas dit une voiture neuve, même qu’elle me rajeunit : les vitres se baissent à la manivelle. En plus elle est rouge.
Au loin, derrière les mots, on aperçoit le rivage
A l’heure de la belle lumière, chaque jour mon âme brasille
Par expérience, fillette, la seule vertu nécessaire dans cette jungle me semble être l’obstination
Un printemps gagné à la sueur du bonheur
J’ai parfois l’impression que le chat va me donner un pourboire
Je n’ai jamais voté aux extrêmes mais j’aurais pu, du temps où je pensais sans réfléchir


Je recycle le Télérama de la semaine dernière
Un prunier en fleurs comme un présage de joie
L’amour, les mots, la belle lumière du soir sur la falaise… c’est l’impalpable qui me fait vivre
Une fille sage connaît ses limites, une fille intelligente sait qu’elle n’en a pas
Marilyn Monroe
Un thé, un livre, la pluie aux fenêtres, pardon le monde – c’est si bon
Certains départs vous vident l’âme, comme celui de cette jeune femme aux yeux sombres
depuis quelques jours la petite fille, telle que je l’ai connue, vagabonde à mon côté
je croise son regard dans mon souvenir, son espiègle profondeur
et cette prière d’amour qui nous relierait tous et sauverait des vies si nous étions plus grands
Mon homme vient du mois de mars
Happy anniversaire mon love


Je recycle le Télérama de la semaine dernière
Jamais deux sans trois, peut-on espérer que cela ne fonctionne pas pour les guerres mondiales
Nous sommes tous des enfants qui ne veulent pas
Parfois le sentiment, à cause de son esprit si enthousiaste, qu’il sait quelque chose de plus

Par un concours de circonstance, je suis en ville, habillée en vrac, avec une vieille voiture poubelle et l’impression d’être jeune à nouveau
Le soleil voilé jaune pastel apparait à moitié derrière l’auguste cyprès de Florence
comme j’aimerais être peintre
Les douleurs nagent aussi à la surface des mots



Je recycle le Télérama de la semaine dernière
C’est toujours la même histoire et pourtant on ne s’en lasse pas, ce fond de l’air qui s’adoucit
…/… les réseaux sociaux et tous les outils de com’ de manière générale étaient un agencement de tromperies efficaces qui mettaient des fous au pouvoir et proposaient la pensée fascisante comme une alternative idéologique crédible. Dans cet algorithmique de l’époque, la logique de la force et du nombre – ou de la matière au choix – l’emportait désormais sur la logique des idées, d’où l’opportunisme chronique des politiques surfant en permanence sur l’émotion du moment pour être reconduits. Cette perpétuelle mise en scène de soi était la tragédie du siècle naissant, depuis le remplacement de l’intellectuel par l’émotif et du politique par l’économique.
[Abd Al Malik in Méchantes blessures – Editions Pocket]
Dans ta tête le guide suprême
Les petits grands bonheurs… Dans la voiture, tôt le matin, discuter des choses quotidiennes
Je lis souvent de la poésie aux toilettes, je pense alors à Léo Ferré, qui dirait de sa belle voix : Aux chiottes la poésie !