Le Boucher et Weber – mon éditeur et mon fiancé – discutent du marché de la poésie, je les écoute en mangeant la galette.
La discussion est animée, ils décortiquent l’affaire, Le Boucher de son point de vue de labeur et Weber de son angle d’entrepreneur.
Ils boivent et rient en même temps, moi je reprends de la galette.
A la frangipane.
Les oiseaux s’enflamment, les questions sont pragmatiques, les réponses parfois littéraires.
Ils font le tour du sujet, Le Boucher donne les chiffres et les faits, Weber récolte les données et les analyse.
Il tire la conclusion dans nos éclats de rire, et un souffle de rhum
Si c’est ça, c’est un marché qui n’existe pas.
La question résolue, tout le monde reprend de la galette.
Et du rhum.
Au final, personne n’aura la fève, elle est dans les parts qui restent.