Le marché de la poésie à Paris
Dache
loin de toi
Le marché de la poésie à Paris
Dache
loin de toi
La poésie en langue étrangère :
C’est un petit mieux facile pour je de parler français quand être en France que le téléphone

– On sait bien que le Covid a été fabriqué par les labos pour se faire des couilles en or. Moderna a fait un bénéfice de 50 milliards de dollars… 50 milliards !
– Ah bon ? Merde alors. Mais 50 milliards c’est pas grand-chose à côté de ce qu’a coûté d’arrêter toute l’économie de la planète, non ? si ? Et donc, avec leurs 50 milliards ils ont corrompu les gouvernements du monde entier, l’immense majorité de tous les scientifiques de la Terre ? Tout ça pour nous faire croire que si on ne faisait rien il y aurait des dizaines de millions de morts, comme dans les épidémies du passé ? J’en reviens pas… Qu’est-ce que tu bois ?
– Un autre jaune.
Je me lèverai demain matin
Plus tôt qu’aujourd’hui
Le soleil demain matin
sera plus chaud qu’aujourd’hui
Je serai plus fort demain matin
Plus fort qu’aujourd’hui
Je serai gai demain matin
Plus gai qu’aujourd’hui
J’aurai demain matin
Plus d’amis qu’aujourd’hui
Et bien que demain matin
La mort soit plus proche qu’aujourd’hui
Je serai demain matin
Plus vivant plus vivant qu’aujourd’hui
Robert Desnos
Du préau
regarder la pluie
puissante et percutante
violente bénédiction
à portée de main
J’ai lu que les draps n’étaient pas fournis, est-ce qu’il faut amener ses draps ?
Je voudrais amener mes deux chiens, ils sont gentils, vous les acceptez ?
Est-ce qu’il y a des lampes de chevet dans vos mobile home ?
Est-ce que vos matelas sont fermes ?
Est-ce que ma fille peut porter un gilet de sauvetage à la piscine ?
Est6ce que vous auriez une caravane à donner ?
Je ne m’attendais pas à ce budget, je vous rappellerai, je vais en parler avec mon mari, il doit rentrer du travail bientôt, parce que moi je suis en retraite mais lui pas encore, il travaille trop c’est pour ça qu’on a besoin de prendre l’air et qu’on veut venir passer quelques jours dans votre camping, l’année dernière il a fait un infarctus et ….
De temps en temps
par temps clair
en cercles légers et planants
le rapace fait sa ronde
A le suivre des yeux
on en partage l’ivresse
Chaque jour l’orage
sous les fracas
à travers les éclairs
des percées de soleil
entre les nuages noirs
l’or et la rage
Emmanuelle Gautier me demande par mail l’autorisation de lire un de mes poèmes dans son podcast « De chez les fêlés », bien que la décision ne m’appartienne pas (les droits d’un poème édité appartiennent à la maison d’édition) avant de répondre j’écoute l’un de ces podcasts, puis je les écoute tous.
Des histoires d’humains, au bord, on ne sait pas au bord de quoi, mais on entend bien la particularité de leur monde. Ça déborde de sensibilité, aussi bien dans le contenu que dans la réalisation. C’est gratuit, libre et généreux.
C’est ICI si ça te dit.
Je ne connais pas Julie mais je sais que je l’ai croisée.

En faconde ou en secret
quand et tant que
l’amour est là
le sourire aussi
Au mois de juin
on se hèle
on se joint
des êtres et l’été
à l’appel
le solstice connaît la musique
le feu de l’amant de St Jean
une perle de couleur
au collier de l’année
juin nous enjoue
nous enjoint
de nous rejoindre

La poésie touche sans sommation
parfois même à cœur défendant
les poètes qui meurent
laissent un abîme devant eux
une autre lumière sur leurs mots
Séparation définitive de l’homme et de l’artiste
la poésie n’est pas mortelle
*[Jean-Louis Murat in Innamorato– Editions PIAS]