Le temps venu
il ne nous restera plus qu’à nous découvrir
Fragment hôtelier 9
Sur le chemin de sa promenade
la petite fille a cueilli des fleurs
pour la dame de l’hôtel
Je fonds
Murmures dans l’oreillette
Nous sommes une goutte insignifiante
[Flore Naudin in Confins – Editions du Rioumard]
Contre les incendies de haines et les contradictions,
Les colères, les impatiences.
Une goutte contre les cris et les violences,
Les tristesses, les alarmes, les désespoirs,
Les famines de l’âme, les pauvretés de cœur et les phobies du noir.
Une goutte contre les soifs de reconnaissance
Les impuissances amères, les douleurs perforantes.
Une goutte imperceptible
Dans le chaos universel.
Mais une goutte nécessaire.
Au comptoir
– Vous en êtes où ?
– On avance…
– Masqués…

Les choses qu’on se dit
Tout à coup me sautent aux yeux les objets posés sur le bureau devant moi.
Le téléphone avec lequel je discute les yeux dans les yeux avec mon fils à Séoul, ou ceux de Marseille, ou ma copine dans la Creuse, avec cet outil je fais aussi des virements d’argent qui mettent dix secondes à se retrouver sur le compte du destinataire, c’est également à lui que je demande tous les noms que j’oublie.
A côté c’est la liseuse, une bibliothèque mondiale dans quelques centimètres carrés, de l’autre côté une cigarette électronique, et puis un masque en papier, bleu et blanc. lire plus…
On voudrait vivre là
On voudrait vivre là
dans ce petit matin frais
ensoleillé
le côté gai de la force
qui entre dans les veines
Septembre est un mois doux
[In Quadrature de l’éphémère -Editions La Boucherie littéraire]
Fragment hôtelier 8
Quand on marche depuis un bon bout de temps sur cette terre, on a rencontré pléthore d’individus et, à force, tout le monde vous rappelle un peu quelqu’un.
C’est ainsi qu’en ce moment à l’hôtel logent mon ancienne esthéticienne à la chambre 26, le cantonnier de Cucuron à la 21, Hervé Le Tellier à la 34, ma copine Marie-Christine du CM2 à la 30, un copain clown à la 12, …
Rendez-vous
Dimanche , le 30 du mois doux 2020, à 18h dans le cadre du festival Un regain de poésie,
je serai à la librairie Regain de Reillanne pour lire et parler de poésie, de quadrature et d’éphémère…
et certainement de Boucherie littéraire 🙂
A la fois avec et sans masque

Murmures dans l’oreillette
J’aime et je redoute à la fois l’idée qu’il existe une ligne d’ombre. Une frontière invisible qu’on passe, vers le milieu de la vie, au-delà de laquelle on ne devient plus : simplement on est.
[Sylvain Prudhomme in Par les routes – Editions Gallimard]
Fragment hôtelier 7
Je suis sûre qu’il fait ça tout le temps : le malin devant sa femme.
Il râle, peu importe pour quoi, il montre qu’il a le contrôle, qu’on ne la lui fait pas, il domine la situation.
On voit bien qu’elle, en revanche, elle n’a pas intérêt à la faire, la maligne.
L’été
Porte close, stores baissés
même le reflet de la lumière
c’est trop d’effervescence
[in Quadrature de l’éphémère – Editions La Boucherie Littéraire]
Merci Madame
La plaidoirie de Gisèle Halimi au procès de Bobigny, ICI
#lesnouvellesalendroit
Poème au rasoir
Journal Libération 02 07 2020

La force des femmes
A une amie chère et à toutes
De ce que j’en sais
Rien de plus
Quand tu étouffes, ce ne sont pas les raisons qui importent
c’est de prendre l’air
D’abord tu respires, ensuite tu verras
Et si, et quand, tu dois partir, vraiment, tu le sais
Tu n’as pas de doute
Puiser à la source de la force des femmes
En vacance d’écriture
Faire un peu le vide
alléger les heures et le pas
presque penser à rien
Pour la plage (ou pas), quelques femmes puissantes à écouter ICI