De la fenêtre 2
Il y en a toujours un
qui fait le beau
qui fait le malin
ou juste lui-même
tout seul sur scène
qui fanfaronne avec son beau plumage
ou au contraire
cherche à se fondre dans le paysage
il y en a toujours un
qui capte les regards
un qui rougeoie
quand les autres verdoient
De la fenêtre
Après l’orage
nuages gris en chantilly
percés de soleil couchant
halos roses et lilas
brèches d’or
vert luisant en dessous
Peut-être le même ciel
sur toutes les guerres du monde

Puisqu’on en parle
Je n’écris pas
A part ici
C’est la première fois, depuis des années, des décennies
Bien sûr, je mène beaucoup d’autres choses mais je ne me dupe pas
Quand l’écriture est là
elle se fait une place, quoiqu’il se passe en dehors d’elle
Son retour n’est pas une certitude
J’en suis le souffle

De la nuance
Nuages noirs
pluie et nuages noirs
et nuages blancs
et nuages gris
loin, entre deux
en éclaircie
un bout de ciel bleu turquoise
comme une révélation
Très cher plus vieil ami
J’ai rêvé de toi et mon rire m’a réveillée (je pourrais t’en donner l’heure si je m’en souvenais)
Je ne suis pas sûre que ce soit encore drôle à la lumière du jour
je ne sais pas si c’est de l’humour noir ou pas d’humour du tout
je te raconte quand même
Je suis dans une pièce, une cuisine je crois, toi tu arrives avec ton crabe dans la gorge qui t’empêche d’articuler, tu entres dans la pièce et me dis quelque chose en enlevant ta veste, ce sont plutôt des borborygmes, je t’avise :
– Je n’ai pas compris ce que tu as dit !
Et tu me réponds (clairement)
– Tu n’es pas bien charitable !
Ensuite nous partons d’un grand éclat de rire.
Alors ? Ça t’a fait rire ou pas ?
L’histoire de la photo
Tu te souviens, quand j’ai rencontré le grand Jacques, il est venu plusieurs fois à la maison, il trouvait notre appartement de Mulhouse luxueux, parfois une partie de sa tribu l’accompagnait, il y avait Arthur, 14 ans, ténébreux, sombre et taiseux, et magique, tu disais qu’il ressemblait à Cocteau.
Tu sais comme je manque de mémoire mais je garde tout de même quelques instants marquants. Je me rappelle être allée au cinéma avec Arthur et son cousin (le fils de Paul). Nous avons vu Shining, je n’aime pas les films où j’ai peur, j’étais assise entre les deux garçons, nous nous tenions la main. Ils avaient quatorze ans, j’en avais vingt, accompagnée de la beauté des femmes. Il se passait quelque chose de puissant, sans mots. lire plus…
Communiqué du Boucher du Luberon
Post de la maison d’édition la Boucherie littéraire
Pour La Foire internationale du livre de Belgrade (Međunarodni beogradski sajam knjiga), où pour cette édition exceptionnelle la France est à l’honneur, un stand des Editeurs du Sud sera présent. Il a été demandé à chaque maison d’éditions 4 titres pour représenter notre catalogue.
Cela n’a pas été simple de faire un choix parmi « ses enfants », les titres sélectionnés font tous partie de la collection « Sur le billot », collection qui représente le mieux l’esprit des Éditions la Boucherie littéraire. Les voici par ordre de parution.
« On ne connaît jamais la distance exacte entre soi et la rive » d’Hélène Dassavray, 2015 — Déjà 4 réimpressions et une cinquième devrait voir le jour à la fin de l’année 2024.
« Où vont les robes la nuit » de Dominique Sampiero, 2018 — Prix CoPo 2019 — Premier titre à la Boucherie littéraire qui sera traduit en 2024 en Bulgare.
« La chaise de Van Gogh » de Paola Pigani, 2020 — Le récit poétique qui introduit le roman autobiographique « Des orties et des hommes » paru aux Éditions Liana Levi en 2019.
« Migrations » de Jean-Luc Catoir, 2023 — Qui reçu ce mois d’octobre le Prix Ganzo révélation 2023 pour sa première parution à la Boucherie littéraire : « Chaque jour ausculter ».
La Foire internationale du livre de Belgrade manifestation littéraire, créée en 1957, est l’une des plus anciennes et des plus importantes des Balkans.
Durant neuf jours, cette année du 21 au 29 octobre, l’ensemble des éditeurs de Serbie, mais également ceux de toute cette région, soit environ 900 exposants, présenteront leur production éditoriale.
Femme fontaine en Serbie, la classe ou pas ?
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Vie douce à vous
A tout bientôt
Si vous vous ennuyez, allez faire un tour par ICI 🙂
Quand c’est bien dit
A écouter ICI
On m’a dit : ‘tu n’es que cendres et poussières’.
On a oublié de me dire qu’il s’agissait de poussières d’étoiles.
Une lectrice d’Hubert Reeves
21ème siècle – Fin 2023
Armita Garawand, 16 ans, battue à mort en Iran, au nom d’un dieu, parce qu’elle ne portait pas le voile
Dominique Bernard, professeur de lettres, tué au nom d’un dieu
1300 hommes, femmes, nourrissons, enfants, adolescents, vieillards, tués, égorgés, décapités, en Israël, au nom d’un dieu
à tous reviennent la honte et la douleur


