De mes lectures


Les livres vous touchent pour moultes et diverses raisons.
Celui-ci m’a saisie, il s’agit du récit autobiographique d’une jeune Saoudienne, sa vie de jeune fille puis de femme dans une société qui la nie et l’emprisonne, sa prise de conscience puis sa fuite. Son courage inspire.
Un des passages les plus puissants est le moment où elle remet sa foi en question et donc toutes les valeurs qui forgent sa vie, personnelle, familiale et sociale.
Pour celle qui réalise que les règles pourraient être différentes l’oppression devient insoutenable.

C’est Internet qui lui a ouvert les yeux, elle y a découvert le monde et tout ce qui lui était caché. 
Cet outil capable du pire l’est aussi du meilleur et reste cet incroyable lien entre presque tous les habitants de la planète ainsi que cette source inépuisable de connaissance.

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De la déco extérieure


Qui a eu l’idée de cette pleine lune rutilante sur ce ciel mauve ?
C’est une réussite.

De l’amour


Quand toi avec l’autre
aussi pleinement toi
que toi avec toi

Tenter le réel


Tout à coup je vois la scène avec les yeux du jeune livreur :
une mamie aux cheveux blancs presque dans un terrain vague, portant deux pulls, un pantalon de jogging, des grosses chaussettes de laine dans des crocs usés rose bonbon, devant une caravane dont une des fenêtres est réparée au gros scotch brun, sans compter tous les autres détails qu’il pourrait voir s’il a l’observation aigue.
Je m’en tiens à l’image à grands traits, elle suffit au sentiment.
Je réalise qu’elle est une réalité de moi et rentre vite lire un ou deux poèmes
pour dompter le vertige.

14/01/21


J’ai croisé un nouveau mot à la radio
Endophasie 
j’aimerais m’en souvenir
le mot me parle

Fragment rural (12)


Le ciel s’est déposé, givré, sur la campagne
le soleil le scintille comme pour jouer

De la réalité


Un salon de thé aux fauteuils léopard au cœur d’Avignon
un mélange de générations
à la table d’à côté
trois lycéens dans la beauté de la jeunesse joyeuse
ils parlent, rient
l’un est noir, l’autre blanc, et la jeune fille a des traits asiatiques
le hasard en fait comme une photo de la réalité

Les nauséabonds peuvent aboyer tant qu’ils veulent
c’est déjà fait
le vieux monde est remplacé

De la poésie

 

L’instant furtif où l’on tient le poème
à la fois épiphanie et nirvana

Fragments d’un vendredi

 

En revenant de Lioux ce matin, dans la plaine de Gordes, un lièvre a traversé à quelques mètres de la voiture. Je l’ai vu arriver de loin, sur ma gauche, dans un champ, sur fond de ciel bleu, avec le soleil du matin confondu à son pelage doré, il a traversé la route et sauté dans le champ d’en face. Il m’a paru grand, svelte, agile, avec ses grandes oreilles droites dessinées par la lumière, sorti d’un jeu de l’oie d’autrefois ou du pays d’Alice.
Une petite partie de moi l’a suivi. lire plus…

C’était mieux avant

 

On mourait plus jeune et de maladies dont on ne meurt plus
les femmes se taisaient et restaient à leur place
il fallait une dizaine de jours pour recevoir une réponse à une lettre envoyée
on fumait partout, même dans les hôpitaux ou en avion
beaucoup plus de travaux pénibles étaient fait à la main
on polluait dans l’insouciance…
sûr, qu’on avait le sens des vrais valeurs

Ça gronde

 

Ça souffle tempête
ça casse des branches
révèle les interstices
balaie les intervalles
bouleverse les métaphores
ça fait fuir les chats

Journal aléatoire saison 11

 

Merci pour votre présence tout au long de ces journaux aléatoires
tout au long de ce parcours pour chacun de nous

l’année 2022 est déclarée
qu’elle nous soit douce

on the road again