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Pause


Trêve, vacances, repos, ressource
Prendre du temps, suspendre celui de l’écriture
Passez de bonnes fêtes
On se retrouve en 2023
avec nos petits bonheurs dans le cabas

 

De la vie poésie


La lumière à chaque instant
dégrafe le temps
dans ses chatoiements et ses ombres
graffe des mots sans lendemains
légers
puis elle change

De la parole et des femmes


Cette expression sur les ondes : la prise en compte de la parole des femmes, me bouleverse tout à coup.
J’y vois l’essence des révolutions, tout ce combat pour simplement se rendre à l’évidence.
Comme les privilèges des aristocrates pour nous maintenant, ceux du patriarcat paraîtront dans quelques siècles d’une crasse absurdité.
Et on se demandera comment ils ont pu durer aussi longtemps.
Ce sera gagné quand justement on ne parlera plus de la parole des femmes, comme si les femmes parlaient d’une seule voix parce qu’elles sont femmes.
En attendant, surtout ne pas baisser la garde ni la voix.
Parler ensemble Iranien, Afghan…


Il reste d’une personne aimée une matière très subtile, immatérielle qu’on nommait avant, faute de mieux, sa présence. Une note unique dont vous ne retrouverez jamais l’équivalent dans le monde.
Une note cristalline, quelque chose qui vous donnait de la joie à penser à cette personne, à la voir venir vers vous. Comme la pépite d’or trouvée au fond du tamis, ce qui reste d’une personne est éclatant.

Christian Bobin

Un dernier dimanche d’octobre


Mon très cher plus vieil ami

J’espère que cette lettre te trouvera dans un bon jour.
C’est un dimanche pluvieux, gris, pour nous changer les idées, Weber et moi sommes allés boire un verre au Goultois, c’est le bar sympa du quartier. A 12 km tout de même mais c’est comme ça à la campagne.
Tu connais ces sensations, ce sont 12 km de pur paysage, sans presque personne sur les routes, une promenade. (suite…)

Du sentiment


Tant que sourd l’amour dans tes yeux
je sais où est ma maison
tant que je m’endors contre ta peau
le sourire aux lèvres
je sais qui nous sommes
tant que nos mains se trouvent
nous savons
ce qu’il y a à savoir

Pas mieux


J’écris ce livre pour tous ces gens qui ont une vie simple et très belle, mais qui finissent par en douter parce qu’on ne leur propose que du spectaculaire.
Christian Bobin


Ne vous trompez pas,
Dit le matin,

Le cosmos existe
Et vous en êtes.

[Guillevic – Possibles futurs – Gallimard]

Tu peux comprendre ça ?


Ce coucher de soleil
indéfectible
par sa quotidienneté
sa magnificence
sa liberté de droits
amène parfois
des larmes à mes yeux

Un soir de novembre


Mon très cher plus vieil ami,

Quel bonheur de t’entendre, en tendre, de savoir que tu me lis, avec plaisir. Bonheur d’avoir trouvé cette façon d’être avec toi dans cette redoutable épreuve. De rester proche.
Tout mon parcours depuis que je suis partie de chez mes parents est déterminé par cette rencontre.
1978, j’ai dix-sept ans et je ne suis pas bien sérieuse. Je suis un peu grave, c’est ma nature, mais pas sérieuse. Je suis naïve, je vis dans les livres et dans mes rêves. Je crois avoir un destin, je suis le vent. (suite…)

Notre ciel (6)

De temps en temps
un arc-en-ciel
renouvelle notre foi
en l’enfance
de l’art

La nostalgie est toujours ce qu’elle est


C’est drôle ce que l’on retient de sa vie, des souvenirs passent, comme s’ils rendaient visite. Des détails que l’on n’avait donc pas oubliés.
C’est pour moi une des bonnes choses de l’âge, comme un voyage d’un instant sur une autre planète.
Il s’y mêle un brin de nostalgie, c’est un sentiment que j’ai plaisir à éprouver ; son charme réside dans sa fugacité, autrement ce serait amer. (suite…)

Tiercé gagnant

 

Pour l’année prochaine, il suffira de me demander 🙂

Prix Femina 2022

Prix Goncourt 2022

Prix Nobel 2022

Un soir en noir et blanc


les cloches du village
la lune opalescente
la silhouette sombre de la falaise

Au loin
des hurlements de loups

on filme pour soi

Bonheur sur tout l’Univers (8)


Deux jours à hauteur d’enfant
accroupie
à genoux
assise en tailleur sur le tapis
j’ai 4 ans moi aussi

le lendemain
moulue, rompue, fourbue
délicieusement

Des mots de tous les jours


Je sais que je ne les retiendrai pas, alors je les pose ici pour savoir où les retrouver.
Deux mots nouveaux pour moi dont l’esthétique est discutable mais dont le sens me touche.
Le psithurisme, mot désuet dit-on, désigne le murmure du vent dans les arbres.
Tout un poème, non ?
Celui là est bien compliqué pour une chose si simple, je l’ignorais mais je suis une fervente librocubiculariste.

Notre ciel (5)


Cette couleur vieille comme le monde
cependant inédite hier
rouge horizon
sur les lèvres du temps

Novembre


Les vivants parfois manquent de présence
les morts ne sont pas toujours absents
les pensées des uns veillent sur les autres
comme des saisons emmêlées

Un dernier soir d’octobre

Mon très cher plus vieil ami,


Tu connais cela, les tablées d’amis, tout ce qui circule. Tu les aimerais les amis d’ici. Tous comme des personnages de roman. Tu sais ça aussi, quand on y regarde de près, tout le monde est un personnage de roman mais certains ont des faits ou des choix dans leur vie qui la rend particulièrement romanesque. Les amis d’ici sont de cette sorte, ils ont tous emprunté des chemins de traverse. (suite…)