
Weber a rapporté cette image à la maison, je ne sais pas pourquoi.

Weber a rapporté cette image à la maison, je ne sais pas pourquoi.

Mon très cher plus vieil ami,
Je bois un petit porto (comme ma mère), en fumant une cigarette, dehors dans la nuit. Je pense à toi, à ma visite à l’hôpital cet après-midi. J’ai bien compris que ce n’était pas un bon jour, tu étais trop fatigué.
Nous n’avons pas fumé ce joint demandé que j’avais roulé avec amour, tu penseras à moi quand tu le fumeras, je suis heureuse que la bière fraiche t’ai fait tant plaisir.
Tu m’as dit : c’est la fin, c’est la vie… J’aurais voulu te demander plein de choses mais je voyais bien que tu étais épuisé. J’aurais voulu savoir si tu étais angoissé, tu ne le parais pas mais je sais bien que tu caches tes sentiments en grand solitaire que tu es. lire plus…

Je voudrais te partager mon bonheur de chaque soir
je ne suis pas photographe (comme j’aurais aimé !( Chanteuse aussi))
moi je n’ai que les mots
Le soleil sans rayon
juste une boule dorée
auréolée d’un rose qui s’étend à l’Est jusqu’à la falaise
et à l’extrême de l’Ouest
la colline de Murs
une flotte de petits nuages alignés
traverse tout l’horizon
surligne la courbe du Luberon
poussée par le vent
entre les pierres et le rose
un camaïeu de bleu se dégrade jusqu’au mauve
le temps de l’écrire
le soir est tombé
[En hiver la nuit arrive à 17h30 comme dans les livres de Marlène Tissot]
Gustave Junior, c’est le pari un peu fou d’un journal gratuit pour les 7-12 ans entièrement consacré à la poésie. Un petit format , utilisable en classe, dans les médiathèques ou chez soi, qui propose chaque trimestre le meilleur de la poésie contemporaine à hauteur d’enfant.
Honorée d’avoir contribué au N°4 de cette audacieuse aventure.


Merci Monsieur Jacmo
Trêve, vacances, repos, ressource
Prendre du temps, suspendre celui de l’écriture
Passez de bonnes fêtes
On se retrouve en 2023
avec nos petits bonheurs dans le cabas

La lumière à chaque instant
dégrafe le temps
dans ses chatoiements et ses ombres
graffe des mots sans lendemains
légers
puis elle change
Cette expression sur les ondes : la prise en compte de la parole des femmes, me bouleverse tout à coup.
J’y vois l’essence des révolutions, tout ce combat pour simplement se rendre à l’évidence.
Comme les privilèges des aristocrates pour nous maintenant, ceux du patriarcat paraîtront dans quelques siècles d’une crasse absurdité.
Et on se demandera comment ils ont pu durer aussi longtemps.
Ce sera gagné quand justement on ne parlera plus de la parole des femmes, comme si les femmes parlaient d’une seule voix parce qu’elles sont femmes.
En attendant, surtout ne pas baisser la garde ni la voix.
Parler ensemble Iranien, Afghan…
Il reste d’une personne aimée une matière très subtile, immatérielle qu’on nommait avant, faute de mieux, sa présence. Une note unique dont vous ne retrouverez jamais l’équivalent dans le monde.
Une note cristalline, quelque chose qui vous donnait de la joie à penser à cette personne, à la voir venir vers vous. Comme la pépite d’or trouvée au fond du tamis, ce qui reste d’une personne est éclatant.Christian Bobin
Mon très cher plus vieil ami
J’espère que cette lettre te trouvera dans un bon jour.
C’est un dimanche pluvieux, gris, pour nous changer les idées, Weber et moi sommes allés boire un verre au Goultois, c’est le bar sympa du quartier. A 12 km tout de même mais c’est comme ça à la campagne.
Tu connais ces sensations, ce sont 12 km de pur paysage, sans presque personne sur les routes, une promenade. lire plus…
Tant que sourd l’amour dans tes yeux
je sais où est ma maison
tant que je m’endors contre ta peau
le sourire aux lèvres
je sais qui nous sommes
tant que nos mains se trouvent
nous savons
ce qu’il y a à savoir
J’écris ce livre pour tous ces gens qui ont une vie simple et très belle, mais qui finissent par en douter parce qu’on ne leur propose que du spectaculaire.
Christian Bobin