Journal aléatoire saison 11
De la réalité
Un salon de thé aux fauteuils léopard au cœur d’Avignon
un mélange de générations
à la table d’à côté
trois lycéens dans la beauté de la jeunesse joyeuse
ils parlent, rient
l’un est noir, l’autre blanc, et la jeune fille a des traits asiatiques
le hasard en fait comme une photo de la réalité
Les nauséabonds peuvent aboyer tant qu’ils veulent
c’est déjà fait
le vieux monde est remplacé
De la poésie
L’instant furtif où l’on tient le poème
à la fois épiphanie et nirvana
Fragments d’un vendredi
En revenant de Lioux ce matin, dans la plaine de Gordes, un lièvre a traversé à quelques mètres de la voiture. Je l’ai vu arriver de loin, sur ma gauche, dans un champ, sur fond de ciel bleu, avec le soleil du matin confondu à son pelage doré, il a traversé la route et sauté dans le champ d’en face. Il m’a paru grand, svelte, agile, avec ses grandes oreilles droites dessinées par la lumière, sorti d’un jeu de l’oie d’autrefois ou du pays d’Alice.
Une petite partie de moi l’a suivi. lire plus…
C’était mieux avant
On mourait plus jeune et de maladies dont on ne meurt plus
les femmes se taisaient et restaient à leur place
il fallait une dizaine de jours pour recevoir une réponse à une lettre envoyée
on fumait partout, même dans les hôpitaux ou en avion
beaucoup plus de travaux pénibles étaient fait à la main
on polluait dans l’insouciance…
sûr, qu’on avait le sens des vrais valeurs
De la poésie
Au coeur, les mots s’émeuvent eux-mêmes.
Ça gronde
Ça souffle tempête
ça casse des branches
révèle les interstices
balaie les intervalles
bouleverse les métaphores
ça fait fuir les chats
Journal aléatoire saison 11
Merci pour votre présence tout au long de ces journaux aléatoires
tout au long de ce parcours pour chacun de nous
l’année 2022 est déclarée
qu’elle nous soit douce
on the road again
Et surtout la santé
Le reste de mes voeux ICI
Bonus
