En buvant mon thé et en fumant une cigarette (je suis un mauvais exemple) sous le préau, au soleil, je découvre un petit oiseau perché sur la chaise en face de moi.
Il a l’air de me regarder, immobile, juste sa tête qui de temps en temps tourne d’un côté puis de l’autre. Nous nous observons de longues minutes, il n’a pas l’air effrayé.
Je suis en ce moment en grande réflexion sur l’écriture, la décision d’un break entre elle et moi s’impose pour diverses raisons. Je ne saurais dire pourquoi mais la compagnie de cet affable petit volatile m’apparaît comme une confirmation de la justesse de ma décision. lire plus…
L’amour en hiver
J’ai froid
quand tu n’es pas là
D’expérience
3 choses à faire pour voir qui est vraiment quelqu’un
Voler son goûter
boire avec lui
lui donner du pouvoir
Femmes, vie, liberté

Aujournuit janvier 30 de l’an 2023
La montagne noire
dans un halo rouge sang
sous des traînées ocres
trois petits nuages en suspension
et une étoile
vivante
Je ne m’en lasse pas

Chaque jour
Le soleil retentit à ma tempe
L’épiderme éclot
par touches écartelées
entre deux refuges
Après dissipation des brumes cérébrales
L’œil s’habitue à l’oeil
Le corps craque de soif
La langue en quête de saveur
refait le monde
Une porte va s’ouvrir
[Yves Boutroue in Nous remercions les paysages pour leur modestie – Editions Librairie-Galerie Racine]
De saison
On cherche la chaleur
d’où qu’elle vienne
sachant qu’on la fuira
dans quelques lunes

Aujournuit janvier 22 de l’an 2023
Sous un ciel griffé de mauve
de rose, d’or, et d’orange
le Luberon dans un bleu d’aquarelle
Sur le devant de la scène
l’or des anges
un vol d’étourneaux
Un dimanche de janvier
Mon très cher plus vieil ami,
Les nouvelles sont bonnes, compte tenu des circonstances.
Tu es chez toi, tes nuits sont calmes, tu ne souffres pas et ta Douce me dit que tu es debout dans la journée même si tu dors beaucoup.
Elle m’a dit que tu utilises ta tablette, donc tu dois lire ces mots.
Malgré la fatigue et le crabe, je sais que mes lettres te distraient et te touchent.
Aujourd’hui il fait froid et grand soleil, la maison est baignée de lumière.
Le Luberon fait le malin au loin. lire plus…

Weber a rapporté cette image à la maison, je ne sais pas pourquoi.

Une lettre de l’année dernière
Mon très cher plus vieil ami,
Je bois un petit porto (comme ma mère), en fumant une cigarette, dehors dans la nuit. Je pense à toi, à ma visite à l’hôpital cet après-midi. J’ai bien compris que ce n’était pas un bon jour, tu étais trop fatigué.
Nous n’avons pas fumé ce joint demandé que j’avais roulé avec amour, tu penseras à moi quand tu le fumeras, je suis heureuse que la bière fraiche t’ai fait tant plaisir.
Tu m’as dit : c’est la fin, c’est la vie… J’aurais voulu te demander plein de choses mais je voyais bien que tu étais épuisé. J’aurais voulu savoir si tu étais angoissé, tu ne le parais pas mais je sais bien que tu caches tes sentiments en grand solitaire que tu es. lire plus…
A Visan le 3 mars 2023
