Journal aléatoire saison 9

Cram

Fragments confits 10

On aurait mangé dehors, sous les platanes.
Les enfants ou les amis seraient arrivés les uns après les autres, on les aurait pris dans nos bras.
On aurait fêté la première tablée du printemps.
On aurait eu des gestes tendres, se touchant sans sans rendre compte.
Personne n’aurait pris la peine d’imaginer qu’il put en être autrement.

Fragments confits 9

Précision*

Malgré les apparences, rien à voir entre je suis chez moi et on est chez nous

*Personnellement, je suis juste chez moi.

Fragments confits 8

Le ralentissement du monde, c’est fait.
Deuxième étape : la légalisation de la douceur.

Fragments confits 7

3 milliards à ce jour
d’humains confinés

Les routes les rues les places
vides
3 milliards de cellules enfermées
dans le vide

Une autre guerre

Il n’y a pas d’homme cultivé, il n’y a que des hommes qui se cultivent

[Maréchal Ferdinand Foch]

Des nouvelles (brèves) de la cabane en parpaings

Tout allait s’arranger.
Je n’en revenais pas de cet alignement des planètes. Je commençais un boulot le samedi, un job idéal.
Avec le tracé des fondations, les travaux pour la maison allaient démarrer le lundi.
C’est grisant quand ça va comme sur des roulettes, j’avais, cette semaine-là, rendez-vous avec mon futur.
J’ai un caractère à voir l’avenir plutôt radieux, mais dans la même foulée un travail, une maison, c’était un feu d’artifice.
On n’arrive pas à mon âge sans savoir que la vie est surprenante, inattendue, que tout peut changer d’une minute à l’autre, que les projets ont toujours une part aléatoire, qu’il y a souvent des embûches sur le chemin, mais tout de même…
une pandémie mondiale !

Mots amis

Parfois on se sourit en silence
avec ce sourire qui veut dire pardon
avec ce sourire qui veut dire peut être
avec ce sourire qui veut dire tant pis
avec ce sourire qui veut dire je sais
moi aussi

[Thomas VinauCarnet de semis]

Bonus