Journal aléatoire saison 7
264
L’œil joueur,
il prend son verre
d’un geste ample,
le coude levé,
le sourire satisfait
d’un acteur italien.
263
Rester là
juste
regarder la mer
Quelques jours de vacance,
retour aux alentours de 262/265

257
Ne jamais se quitter fâchés,
dit l’ancienne,
on ne sait jamais.
256
On se croit tranquille,
puis un texte se dessine.
On ne sait pas trop ce que l’on espère,
qu’il s’en aille vite,
ou qu’il s’installe.
255
Aux premières lueurs de l’automne
le soleil mord encore la peau
les saisons se mélangent les pinceaux
254
Fillette,
L’amour interpelle, interroge, s’enquiert,
il pose beaucoup de questions.
S’épanouit dans les eaux claires
253
Pensez-vous que le soleil ne se lèvera pas,
si vous n’ajustez pas personnellement le réveil matin ?
(Tarot Osho)
252 Dimanche
Fillette,
Le proverbe dit qu’on ne te reprendra pas tout ce que tu as dansé.
On ne te reprendra pas non plus tout ce que tu as appris.
Je me souviens très bien comment cela a commencé.
Aux toilettes. lire plus…
251
– Je trouve ta phrase sibylline ! Et même sept byllines !
(Zabou – Chez Jacques – 23h31)
250
# le métier
Quelqu’un dit qu’elle est diariste,
elle ne trouve pas le mot très magnifique.
Elle préfère celui connoté à la paysannerie,
et dépose l’annonce.
« Journalière cherche emploi dans les mots. »
249
Plusieurs jours que je vois
le même papillon
butiner la même fleur.
Pilier de bar.
248
Je voudrais vivre là
dans ce petit matin frais
ensoleillé
le côté gai de la force
qui entre dans les veines
Septembre est un mois doux
247
A la radio :
Un tableau vendu 450 millions de dollars
-Pourquoi ris-tu ?
-Que faire d’autre ? Pleurer ?
– …
-L’acheter ?
246
Avis de passage de l’automne
début d’embrasement
on allume plus tôt
mais c’est encore l’été
245
C’est la merde
C’était bien mieux avant
C’est de pire en pire
Mais où va-t-on ?
On va où on veut
où on peut
on va lire plus…
244
243
Déjà opère la magie
du pays du matin calme
242
Perdre parfois
d’autres fois retrouver
ou ne pas
La plupart du temps
finalement
tout est à sa place
241
BLEU
Quotidien / N°052
Faut du génie pour se lever, se laver, respirer dans l’métro, retenir son souffle devant les belles images, ajouter son nom sur la liste sans devenir fou.
Pour peindre ou écrire, faut de la chance.
lili frikh in Bleu
240
# le métier
La plupart du temps, n’avoir rien à dire,
parfois plus rien à lire,
rarement rien à écrire.
239
Tu préfères voyager autour du monde toute ta vie
ou passer un quart d’heure sur la lune ?
Tu préfères n’avoir que du chocolat à manger
ou être privé pour toujours de sel et de sucre ?
Tu préfères les personnes qui se réjouissent pour toi
ou celles qui te jugent ?
238 Dimanche
Une chose peut se targuer de m’exaspérer,
débonnaire équanime, s’il en est,
je perds cependant patience face à ceux qui œuvrent au chaos.
Ou tout au moins le souhaitent. lire plus…
237
En chemin
Annoncée par un double arc-en-ciel
Une merveille du monde
236
Régulièrement, il faut le faire.
A mué !
235
Parfois, lorsque cela s’éclaircit,
les cailloux dans tes chaussures,
juste s’évaporent.
Fillette.
234
J’avais oublié les vœux
je les ai fait bien après les étoiles filantes
on dirait que ça compterait pareil
233
J’ai une coccinelle au plafond
et une photo pour prouver
que ce n’est pas au figuré
232
Un éclair dans un nuage blanc
la pluie à grosses gouttes
un rayon du couchant
sur le nuage blanc
231 Dimanche
Comme d’habitude, on ne peut pas encore en mesurer la portée,
il faudra du recul.
Nous sommes aux premières loges,
quelque chose se passe pour les femmes.
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Bonus