Journal aléatoire saison 7
68
Tout de même, il faut beaucoup d’orgueil pour être artiste sans le sou.
67
Quand les femmes sont debout,
le monde s’équilibre.
66
Parfois, mes rêves me dépassent par leur simplicité.
65
Se demander où vont la nuit
trottinant
en ribambelle
sur le bord des routes du Royaume
les sangliers ?
64
Danielle Merian & Martine Landry !
63 Dimanche
Je visite à nouveau cette célèbre phrase :
Vis chaque jour comme si c’était le dernier,
parce qu’un jour tu auras raison.
Le chemin parcouru me la montre sous un nouveau jour. lire plus…
62
des noms de fleurs me frôlent
que je ne connais pas lire plus…
61
L’amour rit à tes plaisanteries.
60
Poussé par le vent,
en deux mouvements d’ailes,
le rouge-gorge sur la souche,
rétablit l’équilibre.
59
Je me renseigne dans le dictionnaire.
Il est dit que cela vient du latin ardere –
littéralement : brûler !
Je demande à revoir le contrat.
Mais c’est trop tard,
les poètes, déjà, en font leur printemps.
Faut dire qu’ils s’y connaissent, question brûlures.
58
Si, la poésie pousse dans les arbres.
57
On empile les couches de laine sur la peau,
Sibériens des forêts –
slaves, vaillants, et romanesques,
surfeurs de glace sur la vague de froid.
56
Lorsque tu prendras la parole
dis leur bien
ne leur fais pas de mal
ne cache rien
les secrets s’ils ne sont pas heureux
mangent toute la beauté
qui passe à leur portée lire plus…
54
Si on va par là,
chaque jour est une croisée des chemins.
53
Un jour, la mer rendra les corps.
Je ne donne pas cher de nous.
51
Comme si l’hiver
par grand vent
voulait déloger le printemps –
un pied sur le territoire
50
Un Italien c’est un Français exalté !
(Bingo – Fin du déjeuner dominical – 19h33)
49 Dimanche
Je ne fais rien mais je ne m’y fais pas.
C’était terrible à Paname, ces tentes sur le trottoir glacial.
Cette jeune femme dans son sac de couchage.
Ce vieil homme installé au milieu, sa bouteille, sa radio.
Ce type ramassant tous les cartons qu’il peut. lire plus…
48
Il s’agit de cueillir
tous les chants d’oiseaux
Et de les coudre à l’envers du jour
(Dominique Bergougnoux in Revue 17 secondes)
47
Le jeune homme assis à côté de moi dans le train,
choisit, commande, et paye sur son téléphone.
Puis il va chercher sa commande à la voiture bar,
revient avec son sandwich cinq minutes plus tard.
Il m’étonne encore – ce présent futuriste.
(Je me demande si on peut se faire livrer)
46
Faut pas embêter les ornithorynques !
(collectif – 3h41)
(Ils ont des aiguillons venimeux (Le savais-tu ?))
45
Evoquer Bobby Lapointe entre deux pina colada,
chercher un tuto pour faire un émoticône pomme de terre,
inventer le hashtag touche pas à mon porc –
rire ensemble est le présent du temps
44
Ni juge, ni soumise
(Jean Libon, Yves Hinant)
Impossible d’en sortir indemne
43
Lever de soleil sur les immeubles pâles,
premiers gyrophares –
les lumières de la ville.
42 Dimanche
Je pense souvent, à ce que disait Benoîte Groult :
Je suis née sans droits, je les ai vu arriver un par un.
C’était il n’y a pas si longtemps, elle est morte en 2016, est née juste une quarantaine d’années avant moi. Elle ne fait pas partie d’une autre histoire, elle avait à peu près l’âge de ma mère. lire plus…
41
Il te faudra sans doute
creuser de longs tunnels de solitude
lancer de frêles passerelles
se balançant au dessus des abîmes lire plus…
40
Deux acides acétylsalicyliques et au lit
39
La puissance de la neige
est de nous faire croire qu’elle tombe
personnellement
38
Les pépites sourires de tous les jours
(Frangine (en pleine forme))
37
L’amour et moi, on se comprend.
Bonus