Journal aléatoire saison 8
17/9/19
Des fois on est un peu comme ce chat
qui arrive en courant
au bruit de la porte qui s’ouvre
16/9/19
Quand tout paraît vain
même écrire
jamais aimer
258 Dimanche
Repos
Tous vous le diront
il se trouve une grande sagesse
dans le fait de ne rien faire
14/9/19
Au fond de la forêt obscure
je soulève une branche morte
dans le creux qu’a laissé son empreinte
des gouttelettes de poix résineuse
bordent d’une dentelle luisante le seuil
de l’autre monde
[Jean-Pierre Chambon in Tout venant – Editions Héros-Limite]
13/9/19
Chacune pour soie
12/9/19
A savoir, fillette, la littérature
est une drogue dure
11/9/19
A n’importe quel moment
quelque soit l’endroit où tu te trouves
tu regardes ta vie
et tu sais que tu ne pourrais retirer
aucune pièce du puzzle
qui t’a amené•e là
10/9/19
La vie peut être si simple
9/9/19
Il y a des jours plus neufs que d’autres
251 Dimanche
Repos
Dans le vent
7/9/19
Les mots sont de petits leviers
mais nous n’avons pas trouvé encore leur point
d’appui.
Nous les appuyons les uns sur les autres
et l’édifice s’écroule. lire plus…
6/9/19
– Comment écrivez-vous ?
– Entre les mots.
5/9/19
A la radio, soudain
Sunny Afternoon – The Kinks
Certainement que quelqu’un
l’entend pour la première fois
4/9/19
Écrire demande un effort pour comprendre ce que signifie être humain.
[Toni Morrison]
3/9/19
La vie est une boule à facettes, fillette.
2/9/19
Sous le soleil, le feu
les prédictions dépassées
l’espoir de le dire un jour au passé
On a eu chaud, non ?
244 Dimanche – Lcep 2-5
Précédemment Partie 1 – Partie 2
5
Le temps et le lieu
Il te construit chaque jour
si tu condamnes ce monde
c’est toi que tu condamnes
Impossible de n’en prendre que la lumière
tout possède son ombre propre
Et si tu n’en vois que les ténèbres
le soleil va mourir
A l’auberge de Daniels, pendant une semaine, on ne parle que de ça. Après ça passe, comme tout. Les grands-mères le disent : le bon comme le mauvais, tout finit par passer. Mais rien à voir, c’est juste un évènement au village. Le matin, il y avait trois policiers armés devant la maison de Weber. Bratr est allé leur demander ce qui se passait, ils n’ont rien répondu. Service, service. Ils semblaient surveiller le carrefour (une moyenne d’une voiture par quart d’heure). C’était intriguant mais lorsqu’on n’a pas de réponse à ce qui nous intrigue, on finit par vaquer aux affaires courantes sans plus y penser. lire plus…
195 Dimanche
Le coucher du soleil
de retour dans la nuit
feux d’artifice
13/7/19
Chaque bourgeon qui se déplie
Redonne l’arbre et les saisons
Chaque voix porte plus loin
La vie entre source et sommeil
Jusqu’à la courbe de la mer
Amoureuse de l’horizon.
[Hélène Cadou in Poèmes du temps retrouvé -Editions Rougerie (Via Michel Fievet)]
12/7/19
L’amour, fillette
c’est sourire et compagnie
11/7/19
#Réminiscence
A la tablée
tout le monde ou presque
connaît par cœur
le générique d’Aglaé et Sidonie
Pour celle derrière nous c’est celui
du club Dorothée
10/7/19
La chaleur nous rend silencieux
aphones ?
mutiques ?
En tout cas
même les cigales arrêtent de chanter
9/7/19
Si l’histoire se répète
l’écho est responsable
8/7/19
Au comptoir
– On va tous mourir un jour !
– Toi, t’es vraiment parano !
188 Dimanche – Bande annonce
#Le feuilleton du dimanche
Sur votre écran un dimanche d’automne :
A l’auberge de Daniels, pendant une semaine, on ne parle que de ça. Après ça passe, comme tout. Les grands-mères le disent : le bon comme le mauvais, tout finit par passer. Mais rien à voir, c’est juste un évènement au village. Le matin, il y avait trois policiers armés devant la maison de Weber et Bratr.
6/7/19
Juillet
Les cigales frottent l’air
C’est un juillet comme un autre
Je broie du bleu
N’effrite que des couleurs sèches
[Colette Daviles-Estinès via Revue 17 secondes]
5/7/19
Un perdreau de l’année
sur le mur de pierre
s’envole à mon passage
4/7/19
J’entends un bruit étrange
je ne sais comment le décrire
je dirais le souffle d’un dragon
A intervalles presque régulier
Je sors pour voir
une montagne bleue à quelques mètres
derrière les arbres
Elle grossit à chaque souffle
énorme
et puis s’envole
son petit panier et les gens dedans
dans le vent
3/7/19
#Réminiscence
A dix ans
j’étais amoureuse de Patrick Juvet
trop beau avec ses paillettes
2/7/19
Soudain, à la radio, un bon Jj Cale
Bonus