Journal aléatoire saison 12

Fragment de camping (14)
La famille vient de prendre possession de son mobile home pour la semaine
je vois revenir l’ado à la réception
sa tête annonce une mauvaise nouvelle
je pense aux soucis habituels, pas d’eau chaude, panne de gaz, le ménage n’a pas été bien fait, ou j’ai oublié de leur dire qu’il faut mettre la clef dans la serrure au-dessus de l’interrupteur à l’entrée de la pièce pour avoir la lumière
mais dans ces yeux c’est plutôt une catastrophe
– On n’a pas de connexion internet !
– Il y a un code wifi sur la porte du frigo, en tout petit à gauche
Je lui sauve ses vacances
son sourire soudain est si profond
qu’il fait aussi mon bonheur

Du vin et de la poésie
Le vin et la poésie ont toujours fait bon ménage, comme des compères en tournée dans les bars, tous deux détenant les secrets de l’ivresse.
Les célèbres poèmes d’Omar Khayyam ou de Charles Baudelaire sur le vin ont traversé les siècles, tels de bon crus, atemporels et universels.
Dans le recueil de poésie Ivresse de Merlin Salerno, on peut sentir que ces grands crus ont été éclusés, sans doute jusqu’à la lie, mais d’autres alcools ont été cuvés, d’autres bouteilles vidées, celles de l’autre Charles, par exemple.
Quand on parle d’alcool et de poésie au XXIe siècle, Bukowski traîne forcément dans les parages. Quelques images donnent l’impression qu’il est accoudé au comptoir, là, juste à côté. « Ce clochard que personne ne veut incarner »…
Dans la poésie contemporaine, la rencontre entre Baudelaire et Bukowski semble naturelle comme un vin où l’on mélange des cépages et qui bien dosé régale l’esprit autant que le ventre, sans oublier le sexe, jamais bien loin.
ange pornographique
giclant
dans nos routines casanières
La suite à lire ICI
De la motivation
3 raisons pour ne pas écrire
Ne pas en prendre le temps
se demander pourquoi le faire
pouvoir faire autrement
Bonheur sur tout l’Univers (12)
La petite-fille pose la même question à chaque fois
la réponse fait désormais partie de la question
C’est quoi ces traits sur ton visage ? C’est le temps ?
64 ème



Fragment de camping (13)
Il y en a peu mais je les reconnais à la première phrase, il traîne toujours une intonation, l’accent de mon enfance.
J’ouvre l’onglet contact et je regarde d’où ils viennent.
A tous les coups, ils sont voisins de chez moi.
– Moi aussi je suis Franc-comtoise.
Et nous discutons, de notre contrée, des villages que l’on connaît.
De tout ce que j’ai quitté il y a quarante ans, par hasard, pour un ciel bleu, une lumière sans pareil, un rythme qui me va, un autre peuple. lire plus…

Les poèmes du Voyageur
De l’amour et de l’inavouable
Je me lève la première
il apparaît quelques heures plus tard
Chaque matin
me vient à l’esprit cette chanson un peu ridicule
« tout l’amour que j’ai pour toi… »
Je n’ai pas encore osé lui dire
Même pour le simple envol d’un papillon
Tout le ciel est nécessaire
Paul claudel
Cette fin de juillet
Mon très cher plus vieil ami,
Cela fait longtemps que je ne t’ai pas écrit.
Tu sais, toi mieux que quiconque, comment passent les jours et comment ne pas donner de nouvelles n’est pas une absence.
Je grignote du temps au travail alimentaire, à la chaleur, à la paresse, pour te distraire et pour mon plaisir à t’écrire.
Que pendant quelques lignes, tu oublies ta grande fatigue. lire plus…
Bonus
