Journal aléatoire saison 8

92

 

Les coquelicots nouveaux sont arrivés

2/5/19

On ne peut pas toujours imaginer
ce que transporte le vent

91

Sans toit ni loi

90 Dimanche – Lcep 14

Précédemment

Un pas de géant

Pour commencer, Weber me montre plus précisément les terrains en question. Là où l’on pourrait bâtir nos maisons. Ils sont faits de caillasse, ce n’est que de la roche, de temps en temps un arbuste, du buis ou du cade. Pas un arbre. En revanche, du thym à chaque pas. Intégral minéral, le sol, la vue au sud. Des autres côtés, c’est vert et boiseries.
Le ciel est à 360°. lire plus…

89

J’ai traversé des seuils rencontré le partage
J’imaginais des sons des saveurs des reflets
J’inventais une durée par-delà tout naufrage lire plus…

88


Aux premiers mots
on reconnaît la poésie

87


Je ne suis pas inquiète
pour la planète
elle s’en tirera
la nature survivra
c’est l’homme trop bête
qui risque de se faire
sélectionner naturellement

86

Prenez cette croix, enlevez tout ce qu’il y a dessus.
Raccourcissez la partie verticale,
jusqu’à ce qu’elle soit égale à la partie horizontale.
Le pendentif devient positif.

85

Au comptoir

Je vous dis comme mon pote Philippe sur son lit de mort.
– Qu’est-ce qu’il a dit ?
– Bon, ben j’y vais…

84

Chaque fleur compte

83 Dimanche

Jour de repos
Congé d’équinoxe

Petit sondage pour fidèles lecteurs•rices
(toutes les bénédictions sur vous) lire plus…

82

sans mémoire ni pensée
juste une présence
tendue
face au jardin

on le connaît par cœur
mais c’est
comme s’il allait finir
par parler
ou bien nous faire entrer
dans son taire

[Antoine Emaz in Rien l’été ]

81

Tant de délicatesse
au parfum de bonbons
Violettes dans le sous-bois

80

Cette joie simple de la proximité
d’une bestiole à caresser

79

Plus de soucis à s’y laisser aller
Aujourd’hui et pour trois mois
le printemps est légal

78

La saison est ouverte
par une tablée au soleil
puis à l’ombre
puis à nouveau au soleil

77

Parfois quelque soit le jour
c’est doux comme un dimanche

76 Dimanche – Lcep 13

Précédemment

Emboiter le pas

Mon téléphone préhistorique était tombé en panne et Weber m’a convaincue de me convertir à la modernité. C’était pareil quand il a fallu se mettre au portable, je rechigne, je sais que cela devient un nouveau besoin, qu’il faut fermer les yeux sur les mines de Coltan, et bien d’autres points dans la liste des moins. J’aurai résisté longtemps, puis je lâche prise, le monde est comme il est, il avance comme il avance. Le nouveau marche au Smartphone. Oui je veux voir mes proches quand je les appelle, prendre des photos avec mon téléphone, les envoyer, lire mes mails, avoir Wikipédia dans ma poche, et tout ce qui s’ensuit. D’accord, j’ai compris la liste des plus. J’avais fini par prendre un portable parce que tous autour de moi en possédaient un, cela me fait le même effet, tout à coup je me relie. lire plus…

75

mélancolie
non

simple mouvement lent de vivre
on puise ce qu’on peut
dans le courant lire plus…

74

En beauté
Au printemps
La poésie époussette les épaules
de tous les poètes
Même ceux qui n’en ont pas

73

Décidément, je n’y comprendrai jamais rien.
Un ami me prête le témoignage du fils d’un grand trafiquant, criminel international.
Certainement vendu à des milliers d’exemplaires.
Ni l’auteur, ni l’éditeur, le traducteur, et encore moins le correcteur, ne semble avoir lu le livre.

72

Tout à coup se demander ce que deviennent Paul Personne et Bill Deraime.

71

Nous vîmes arriver l’ère de l’Homo Numérus

70

Au Royaume, il arrive qu’on s’arrête au milieu de nulle part
pour laisser passer une file indienne d’une trentaine de chevaux et cavaliers,
ils traversent la route puis disparaissent dans la forêt d’en face.
Vous font regretter de ne pas être cinéaste.

69 Dimanche

Pour diverses raisons,
dont vous en supposerez bien l’une ou l’autre,
à partir de désormais le feuilleton du dimanche
s’écrit une semaine sur deux.
No pression.
Vie douce pour tous.
Merci de vous.

lire plus…

68

Un craquement le long de l’arbre
déchire et trouble l’écriture
ce sont des mots dans le sable
écoulés d’une main à l’autre

cette impression qu’ils
ne sont que des mots
et pleurent en silence

[Cécile Guivach in Revue 17 secondes]

67

Sous les pas des artistes
parfois la terre tremble
swingue aussi

66

Traduit Mistral
pierre perdue
dans le roulis de la Sorgue

65

Le corps marche
sur les sentiers
l’esprit danse

64

Le chat et la fenêtre
l’un à l’autre arrimé

Bonus